vendredi 5 septembre 2008

Les tetes a claques-Halloween

Nous sommes de retour ! Des vacances tourbillons dont je reparlerai peut etre plus tard mais pour l'instant, une obsession dans ma tete : un accent bien particulier...

J'ai decouvert que vivre aux Etats-Unis peut aider a le comprendre... tiens par exemple je connais les Pop tart maintenant! Mais si, ces especes de barres de cereales plates, recouvertes de sucre a mettre au grille pain. TERRIBLEMENT sucre !

Les enfants ont decouvert le pays de leur papa pour la premiere fois. Ils ont adore, Montreal est donc une destination potentielle pour 2009.

Maman, si je ne les comprends pas, je leur parle en anglais ? m'avait demande Romane.
De quoi se faire foutre dehors du Quebec rapidement par nos amis ca. Il n'empeche que nous avons fait le constat amer de cette dure realite : on parle beaucoup plus anglais dans les rues de Montreal qu'il y a 10 ans... Les immigrants, bien que contraints d'apprendre le francais a l'ecole, se tournent tres vite vers la langue de la majorite : 7 millions de francophones contre 350 millions d'anglo.

Et maintenant place au jeu !

"Ta fille a des belles gougounes et est bein fine"

Traduction anybody ???

Sandrine, pas le droit de jouer car tu es bilingue en quebecois et pour les autres, pas de moteur de recherche svp, c'est bein plus l' fun ostie !

Faque c'est ca, de gros becs pis on s'en r'cause !

dimanche 24 août 2008

Douce France...

Curieux comme on peut se sentir plutôt décalé lorsque l’on revient dans son propre pays…

Tiens par exemple, ces gilets de sécurité jaune fluo, qui fleurissent sur les marchés et pullulent dans les supermarchés. Serait-ce la dernière tenue tendance de cet été ???

Et puis les Smooti , cette boisson à base de glace pilée. Quelle merveilleuse idée d’avoir simplifié l’orthographe d’un nom difficilement prononçable pour nous français. Plus de smoossi, smoozi, smoodi, ce sera smooti ! Mais il me semble que l’année dernière, on parlait de « granité ». Ah ! L’anglais, ça fait tellement plus « dans le vent »…

Sinon le commerçant aimable reste l’exception, exactement le contraire avec les Etats-Unis. L’hôtesse de caisse ne t’adresse toujours pas la parole. Monsieur en a fait les frais en essayant de faire de l’humour. La caissière l’a gratifié d’un regard compatissant, à se demander si petit mari ne sortait pas de Sainte Anne… Remarque maintenant que j’y pense…

Et puis en Aquitaine, ils sont partout… Dans la rue, au resto, derrière une caisse, sur un marché. La bataille de Castillons n’y a rien changé. Ils sont revenus et Jeanne d’Arc doit pester ferme. Je veux parler des anglais bien sûr. De l’anglais qui trouve notre pays « twai belle » et surtout bien moins cher… Il y a comme ça toute une population qui s’installe à l’année longue sous le soleil du Sud Ouest, qui s’intègre au minimum, qui se ravitaille dans la boutique anglaise du coin, qui se fait poser des prises électriques anglaises et des fenêtres à guillotine par des artisans anglais aussi…

Super idée le coup des prises ! D’autant que maintenant, j’ai un mari électricien… Aaaah ! Voyager partout dans le monde avec sa machine à pain, le rêve !

Il y a aussi la « morosité des français » et « le moral en berne des ménages »… C’est ce que l’on nous a répété aux infos tout l’été.... Sommes-nous en train de toucher le fond ? La France vit-elle sous Prozac ? Bein… C’est vrai que les indicateurs ne sont pas au vert, le cout de la vie a augmenté, mais on a toujours un super système de santé (enfin jusqu'à quand ?). Et puis il est beau notre pays ! Incontestable ça ! C’est sûr, à la fin du mois, cela ne fait pas une grosse différence dans une assiette de chômeur… Je me demande tout de même si ce n’est pas un peu conditionnant, ce genre d’infos totalement déprimant…

Sinon, pour nous les vacances en France touchent à leur fin. Fermer ses volets, toucher ses pierres et se convaincre que ce n’est qu’une maison de vacances.

Avant de rentrer à San Diego, quelques jours au Québec ou je sens que je vais entendre parler de cette morosité et des dernières frasques du PQ… N’empêche, nous sommes peut être moroses, mais nous les français nous savons nous tenir. Nous ne parlons pas de PQ à table et vlan ! (Euh le PQ c’est le Parti Québécois !).

Des bises, mes frenchies préférés !

dimanche 10 août 2008

Des nouvelles du front…

L’attaque a été rude, le terrain en porte encore les traces. Des ornières, des tas de sables, des gravats pas évacués, des planches, des vêtements, le tout abandonnés lorsque l’heure de la retraite a sonné, soit un jour avant notre arrivée.

« Pourquoi faire aujourd’hui ce que tu peux faire à la dernière minute », cela doit être la ligne de conduite des artisans du bâtiment...

Mais le travail est fait, les fenêtres murées sont réouvertes et les nouvelles sont posées.

Avant de revenir, nous nous sommes préparés à affronter les mouches. « Bien vivre avec ses mouches », « Vos mouches et vous », « Les mouches, un isolant naturel »…. Des lectures saines avant de retrouver sa belle au bois dormant.

Surprise à l’intérieur, nous ne marchons pas sur un lit de mouches, la maison ne raisonne pas de leur bruit familier. Mais pourquoi avoir fait l’impasse sur « mouche ou pas mouche, que faire après… ».


Notre déception n’est que de courte durée, car nous sommes sur la lune. Les sols sont couverts de plâtre, de poussière et toutes les pièces sont concernées, vive les portes ouvertes lorsque l’on fait faire des travaux !

L’une des nouvelles fenêtres ne ferme toujours pas, le parquet est rayé, un intérimaire zélé a voulu s’exprimer avant de protéger le sol… Ce fameux parquet que l’on a poncé, teinté et vitrifié intégralement il n’y a pas si longtemps…

Léger découragement cette année. Une colonne s’ajoute à notre liste de choses à faire dans la maison. Cette colonne pourrait s’intituler « oh et puis merde ! ».

Sous les parquets, la plage ! Nos priorités se trouvent bouleversées. D’abord profiter, se balader, écouter les nuits sans sirène de police, déguster des magrets de canard au feu de bois, accompagnés de nectarines chaudes avant la disette américaine, ah pourquoi nous avoir fait découvrir cela Denise ! Construire une vraie cabane dans un arbre pour les enfants. Profiter, profiter, profiter !

L’électricité du grenier reste impérativement au programme. On ne peut malheureusement pas tout faire glisser dans la colonne « à faire faire » !

That’s all folks pour le moment ! Bon 15 août !

dimanche 13 juillet 2008

On se met au vert...

C’est à notre tour de partir en vacances…

D’abord 2 semaines chez ma mère… Même pas de besoin de s’envoyer la vaisselle à travers la figure pour lancer le fameux « je retourne chez ma mère ! » quand on est expat… J'aime.

Ensuite nous retrouvons tous les 4 notre maison en France, c'est-à-dire notre usine à problèmes, notre paquebot d'adversité, notre porte-avion d’emmerdes… Mais j'aime aussi.

Nous testons pour vous les joies de la "réno" (la rénovation quand on est dans le coup...).

Même si vous êtes bricoleurs, ce qui est notre cas, derrière chaque réno se cache un artisan qui va vous filer un coup de main… Le choix de cet artisan ne sera pas cornélien, ils s’auto-éliminent en défilant chez vous…

Chez les artisans couvreur nous avons rencontré ainsi la fine fleur de la couverture locale :

- des révolutionnaires : « il faut tout refaire mais en tuile… ! »(Le toit est en ardoise),
- des doux rêveurs, qui vont venir et revenir, pour mesurer, étudier la charpente, échafauder des théories, se promener dans le jardin, vous raconter leur vie… sans jamais vous fournir de devis,
- des spécialistes en pose de lapin, sans coup de téléphone ni excuses ni quoi que ce soit,
- des malhonnêtes dont la visite est ponctuée de « oh là là » de mauvais augure…

Ensuite c’est les coups de téléphones….euh j’ai pété un lustre, la bâche à fichue le camp vous avez une infiltration….

Et je vous passe les épisodes tout aussi truculents pour trouver un maçon…bah oui y’avait pas qu’un problème de toiture…

Et chaque année, durant le mois d’aout, nous nous retrouvons à trimer pour notre plus grand plaisir.

Au programme cet été, entre autres, l’électricité du grenier, l'année dernière nous l'avions isolé...

Moi, j’investirais dans des lampes frontales mais parait que ça se fait pas. Par conséquent Mr la Bougeotte nous a établi des plans. 400 mètres de câbles électriques seraient nécessaires… ???? Moi je dis l’A380 n’a qu’a bien se tenir…! (Seulement en cas de pépin, pas moyen de blâmer les Allemands…!).

Mr Bricolo, Bricodrama, Leroi du Merlan , Bricomarchand on va tous se les faire, Yeesssss !


Les enfants vont trimer aussi je vous rassure…


Si la baraque ne grille pas avant avec ses habitants dedans, nous devrions réapparaitre sur la blogosphère en septembre. J’aurai peut être l’occasion de donner signe de vie avant.

Passez tous un très bon été !

vendredi 11 juillet 2008

Entretenir la psychose...



L’espoir ne sert à rien tant que l’Amérique n’est pas en sécurité.

(Autocollant visant directement Obama qui utilise régulièrement le mot Espoir).





Et moi qui les laisse là bas seuls alors qu’un satellite arabe est surement en train de nous surveiller, les talibans sont planqués dans les montagnes, Mr Bean Laden est caché sous un rocher… vite rentrons regarder Sinénéne !

lundi 7 juillet 2008

Bienvenue chez les Schtroumpfs...

Cette nuit, deux tourtereaux claironnaient leur désaccord sous nos fenêtres … Et de réaliser que le mot "fuck" est à la langue anglaise ce qu’est le mot "Schtroumpf" pour les Schtroumpfs. Il s’emploie, se conjugue allégrement…

Sans plus attendre, un extrait de la scène, revisitée par le langage Schtroumpf. Inutile de vous préciser qu’après une idée comme ça à 3 heures du matin, soufflée par Mr La Bougeotte d’ailleurs, il est difficile de retrouver le moment de plénitude propice au sommeil…

Eloignez les enfants, nos deux tourtereaux ne récitaient pas du Shakespeare…

You Schtroumpfing Schtroumpfed Kevin right ?

Why the Schtroumpf are you telling me that ?

Schtroumpf, you are such a Schtroumpfing bitch !

But why are you so Schtroumpfing mad at me ?

Because you Schtroumpfed Kevin right ?

No I didn’t Schtroumpfing Schtroumpfed him !

Schtroumpf, don’t Schtroumpfing touch me …

Et ils s’éloignèrent, sans se soucier le moins du monde de réveiller tout le monde…

Bah n’empêche, je ne sais toujours pas ou est Brian ? Et vous ?

jeudi 3 juillet 2008

L’affaire est dans le sac.

Vous nous pensiez en vacances… et bien détrompez vous.

Je m’apprête à révéler à la face du monde le fruit d’un travail acharné de plus d’une semaine de dressage sur un écureuil - que ne ferait-on pas pour pérenniser son blog dans la catégorie déjanté…

Je vous présente Chipmunk, en plein action. Alors voilà, vous prenez une poussette bien garnie, non pas de lardons mais de biscuits, il s’agissait en l’occurrence d’Oréos (mais si, les Oréos, ces biscuits noirs fourrés de crème blanche…).






Vous laissez cette berline à bouffe providentielle à l’abandon quelques minutes et Chipmunk entre en scène. Il vous grignote consciencieusement le sac ziploc dans lequel les pépites noires brillent de mille feux. L’affaire est ensuite dans sa gueule.



Un bémol toutefois dans le dressage car Mr Chipmunk est censé déposer dans ma main ses trouvailles alors qu’égoïstement, il est parti bouloter son biscuit dans les fourrés.

Pas partageur mon petit détrousseur…

Mais je ne désespère pas de pouvoir le dresser à flairer les dollars… A suivre.