lundi 15 décembre 2008

Noël à San Diego.

J'ai envie de vous faire découvrir l'ambiance qui règne ici en décembre. L'esprit de Noël a fini par me gagner, il a plu à verse toute la journée, ceci explique peut être cela...

Au lendemain de Thanksgiving, les habitants de la rue Garrison se mobilisent pour décorer les maisons.

Des milliers d'ampoules, des pères noël qui surfent... une débauche de d
écorations de Noël. Dans certaines maisons, les fenêtres sont transformées en vitrines d'expositions avec des automates comme aux galeries Lafayette...

Vous imaginez-vous condamner vos fenêtres qui donnent sur la rue pendant un mois et regarder défiler des gens fascin
és par vos décorations ?

Une des vitrine est uniquement destinée
à se remémorer les 'boys" en Irak... Le drapeau, les "support our troops", tout y est ! (quartier de Point Loma pour les locaux - une curiosité à voir ).


Et puis il y a la patinoire, installée sur la presqu'ile de Coronado, devant le très chic hôtel "Del Coronado". Sympathique sous un ciel bleu.


Début décembre, les sapins sont de sortie. Celui-ci est planté sur la plage d'Ocean Beach.



Et c'est la traditionnelle parade. Un d
éfilé de 1h30 tres bigarré qui attire beaucoup de monde.






Et cette année, nous défilions en faveur d'Amnesty International parce que Marianne avait besoin de volontaires (et que l'on était censé être planqu
é à l'arrière d'un truck...).


Je précise pour ma famille que je ne porte pas une couronne mortuaire, mais bien un symbole de paix. Et la paix à bout de bras, c'est lourd à porter...




Ceci
étant dit, j'ai fait ma liste de souhaits pour Noël. Et c'est tombé sur vous...

1- Je souhaiterais que beaucoup de gens adhérent
à Amnesty International, ils ont aussi de très bonnes idées cadeaux...

2- Je souhaiterais que ma copine Marianne décroche plein de contrats (un peu de pub, ça ne mange pas de pain).

3- Je souhaiterais que vous me donniez votre avis sur ma galerie en ligne. C'est par ici. Vous y découvrirez au passage la toile de Yibus.


J'aimerais savoir quel tableau vous mettriez en première page.

Et puis j'ai décidé symboliquement de donner des prix
à certaines toiles pour me convaincre... La question du prix s'est bien évidemment posée. Mais sachant qu'un tableau coûte 1900 clochettes dans Animal Crossing sur la nintendo DS de ma fille, c'était facile...

That's all folks !



C'était mon dernier billet pour 2008. Nous partons vendredi voir la neige dans la région de San Francisco.

Pour ceux qui ne se manifesteront pas, je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes de fin d'année ! Et peut-etre
à l'année prochaine !



jeudi 11 décembre 2008

Enfer ou paradis ?

J'avais envie de vous parler de Tinou, el pozo sin fondo, le puits sans fond comme on dirait en espagnol. Tinou le morfalou, le commandant en chef et son armé de biberons, sauf que je ne suis pas d'humeur...

Ma voisine la catcheuse n'a rien à voir là-dedans. Pour vous mettre dans la confidence, je la hais depuis qu'elle a sonné à ma porte pour me dire qu'elle trouvait mon fils violent...

Mon fils, mon Gandhi, violent ! On aura tout entendu ! Tout ça parce que je l'autorise à jouer dehors sans son sari... Pfff ! (Elle devrait plutot se concentrer sur son Mugabe en puissance...).

Il y avait en fait erreur sur la personne.

Guillaume, violent, de loin il n'est pas, mais embrouille depuis il y a...


Bref, ce matin, je suis allée regarder ma mer, humer mon paradis terrestre, ecouter mes vagues et j'ai encore croisé un "homeless vet", un vétéran sans domicile fixe. J'ai repensé à la phrase de Sylvia sur son blog "die for your country but don't survive the war", "meurs pour ton pays mais ne survis pas à la guerre".


(A partir de là, faut que j'improvise. Sylvia fait exprès d'écrire en Allemand pour que je ne copie pas...).


Un "sans domicile fixe" sur quatre est un vétéran. Ils étaient 50 000 en Californie en 2006 c'est à dire bien plus que dans les autres Etats. Ils ne font pas les gros titres des journaux car ils ne meurent pas de froid, mais chaque hiver, la misère côtoie la ville.

Ça m'a rappelé notre visite sur un fameux porte-avion, le USS Midway utilisé notamment en 1991 pour l'opération "tempête du désert" en Irak. Il est depuis 2004 dans le port de San Diego, il a été transformé en musée. La boite de Pascal le loue même pour des réceptions. Questions caractéristiques techniques, je n'ai rien retenu, si ce n'est qu'il y avait 5 dentistes à bord et une prison.

Vachement utile, je sais...

Mais ce qui m'a profondément marquée, c'est cette carte, que je me suis empressée de photographier...


Cette carte, tu la vois accrochée sur un mur, dans la salle de commandement. La salle est éclairée par des spots rouges qui clignotent pour simuler l'alerte. Sur la table, une autre carte avec les positions américaines. Les cibles à bombarder... On s'y croirait, sauf que c'était en 1991. Sauf que Baghdad c'etait pas si loin. Sauf que tu te souviens des images de CNN qui passaient en boucle à la TV. Sauf que tu penses aux victimes.

De l'air frais, vite....

Curieuse impression de réaliser que :
-tu vis dans un pays en guerre et qui s'en vante,
-cette guerre c'est ta génération, pas celle de tes grand-parents.

Ça vous plombe l'ambiance un billet pareil... Voilà ce que c'est quand on a plus de soupe K*norr...

Je reviens, je descends à la cave...




mardi 9 décembre 2008

Life in a Dr Seuss' world...

Que fait-on au pays du Docteur Seuss ...?

Les poussettes se rencontrent et conversent...


Le bebe fille exprime sa vision à la fois théorique et pragmatique de la physique quantique (mais ca reste visiblement soporifique)...


Et point de frimas tu ne vois...


Je suis d'accord avec vous, il y a pire comme condition de travail...!

samedi 6 décembre 2008

Ou la theorie du complot sur la desinformation s'avere exacte...

J'ai parfois l'impression de vivre dans un monde a la Dr Seuss.



La premiere fois que j'ai entendu parler du Dr Seuss, c'etait en septembre 2006, la maitresse de Guillaume me conseillait d'acheter des livres de ce fameux Docteur.

Le mot docteur avait tout de suite resonne dans ma tete. Certes, l'apprentissage de l'anglais n'allait pas etre une sinecure pour Guillaume, mais il etait peut etre un peu tot pour s'en remettre au corps medical...

J'avais bien vite ete affranchie sur la celebrite locale. Le Dr Seuss est propablement le deuxieme docteur le plus connu aux USA, apres le Dr Pepper bien sur... (a l'internaute qui comme Karine est largue des le troisieme paragraphe mais qui me fait l'amitie de me lire, je preciserais que le Dr Pepper est un soda ultra connu ici, que je trouve personnellement degueulasse).

Le Dr Seuss est l'auteur de nombreux livres illustres pour enfants. C'est notamment le createur du Grinch, le grincheux qui veut voler Noel. L'incontournable spectacle de fin d'annee a San Diego. Je parle de celebrite locale car il a vecu a La Jolla, la banlieue chic de SD, a la fin de sa vie.

L'univers du Dr Seuss est tres colore, peuple de personnages bizarres et remplit de situations ubuesques, absurdes, droles et generalement a message. "The grinch" denonce le materialisme, "the lorax" met l'accent sur la destruction de l'environnement... Stop, vous ronflez, j'arrete !

Ici, nous avons les arbres a poils, a frites, a epines, les troncs multicolors, les fleurs aux formes bizaroides. Cote flore, pas a se plaindre.

Nous avons des personnages haut en couleurs, comme ma voisine la catcheuse. Un metre quatre-vingt, une poitrine lourde qui part en avant comme pour vouloir s'accouder au comptoir. Une demarche de sortie de ring, avec le pas assure du vainqueur, une eternelle gueule ouverte lorsqu'elle s'adresse a ces deux boutures. Un castratrice mais pourtant infirmiere. Du dr Seuss quoi (justement ca faisait un moment que je voulais lui regler son compte, c'est fait, on se sent mieux, merci...). Pas a se plaindre cote faune non plus donc...

Reste le cote ubuesque, il m'a ete servi hier, c'est du frais vous pouvez sentir... Figurez-vous que l'on nous manipule. La presse locale nous desinforme et j'en ai la preuve. Evidemment, ca m'a rappele l'interview truquee de Fidel Castro realise par PPDA en 91...

Hier donc, je feuillete le journal local. Une photo attire mon attention et pour cause, on dirait mon fils. Mon Guillaume, qui la veille, etait alle avec l'ecole sur la plage, rencontrer le Pere Noel.

Sauf que je ne suis pas sure... Imaginez deux minutes mon desespoir de mere, c'est la minute emotion, compatissez merci.

Le test ADN n'etant pas possible, je m'abime l'oeil a chercher le detail. Il lui ressemble beaucoup mais je ne reconnais pas ses vetements.

Mais comment fait donc une mere lionne pour reconnaitre son petit sans pouvoir se fier au tee-shirt ? J'ai une pensee admirative pour le reigne animal qui nous depassera toujours. D'abord y a qu'a regarder la planete des singes, on est mal barres j' vous dis. Enfin je me m'egare allegrement, excusez du pardon...

Et la lumiere se fait. Car si le cerveau de la mere au foyer degenere peu a peu (je vous le confirme), il n'en reste pas moins allerte sur la question vestimentaire de sa horde.

Polo manche longue- stop-marque Odada-stop-achete en 2006-stop-a Toulouse-stop- solde hiver 2006- -stop-15 euros a tout casser-stop-sous vos applaudissement-stop.

Pas de doute, the Guigui is in the newspaper ! Seulement it is the Guigui of l'annee derniere. Parfaitement, car ca fait longtemps qu'il est trop petit ce polo. C'est qu'on me l'a fait pas a moi, non mais oh !

Alors, vous le voyez le message la ???

Arretez de vous foutre de nous les journalistes !!

C'est pas parce qu'il fait beau chaque annee, qu'on peut se permettre de reprendre les photos du pere Noel de l'annee derniere.

On nous cache quelque chose, j'en suis certaine. Si ca se trouve, le pere Noel est mort !

Deja qu'on a pas l'impression d'etre en decembre, si en plus on nous a flingue le pere Noel... Alors la c'est le bouquet (d'oiseaux du paradis geants, oui ca existe ici !).








jeudi 4 décembre 2008

Quatre indiens dans la prairie...

Je ne vous sens pas passionnés par l'histoire de la Californie... Et dire que je me suis cognée le bouquin de Weber juste pour vous, réveillée à l'occasion par un coup de coude quand je commençais à ronfler dessus.

Mais loin de me décourager, je vais
à nouveau vous parler d'indiens. Mais pas n'importe lesquels, je veux parler des quatre qui étaient sur la banquette arriére de notre voiture.

Comment ça "oh non elle va encore nous gonfler avec ces mômes !".

Dites le tout de suite si vous voulez que j'enchaine sur le père Junipero Serra, fondateur de 9 mission californiennes, spécialiste de l'auto flagellation,
à coup de pierre, de brulure... Tiens ça me donne des idées de punitions tout ça. Comme quoi c'est toujours utile de se cultiver...

Bon, donc je reviens
à mes quatre indiens qui philosophent à l'arrière de la voiture.

Guillaume : « Moi quand je serai grand, je voudrais de l'argent mais pas trop. C'est nul trop d'argent, t'achètes t'achètes... moi je m'acheterai juste une voiture qui ne pollue pas...».

Yann : « Moi ce que je veux c'est une famille. C'est le plus important dans la vie. Si j'ai une famille je serai heureux ».

Romane : « Moi aussi je veux assez d'argent et une famille ».

J'ai plongé mon regard dans les yeux de Charles, il a lâché une bride pour me prendre la main. Nous nous sommes compris sans même nous exprimer, enveloppés par ce sentiment de béatitude parentale. Émotionnés par tant de belles valeurs.

Déjà notre petite maison blanche dans la prairie était en vue. Charles a contenu les chevaux pour immobiliser le chariot. J'ai resserré les rubans de mon chapeau et empoigné ma robe, Charles s'occupant de faire descendre les enfants.

C'est alors que le petit Jérôme, jusque la silencieux, décide de s'exprimer:

"Moi, quand je serais grand, je veux beaucoup, beaucoup mais beaucoup d'argent. Comme ça j'irai tous les jours
à Legoland".

Stop ! Couper ! on la refait...

Mais qu'est ce que c'est que ce petit capitaliste qui me plombe mon scénario ???


Il faut dire qu'il est tout excusé. C'est bien Legoland, pas trop de boutiques et des attractions originales. Surtout quand c'est le PTA qui paye la moitié des entrées...








mardi 2 décembre 2008

San Diego de la Redemption sin Concession


Parce que le camping a ses limites coté enrichissement culturel, nous sommes allés nous perdre dans le cœur Los Angeles. Cap au k'norr donc ! (soufflé par Leon Blanc, pssssiitt merci !).

Au cours de ces trois jours de pérégrinations, nous avons rencontré un monsieur exceptionnel. Un passeur de mémoire qui se bat avec ses petits bras, tout seul sur le ring.



Il avait fait tomber les gants pour la photo...

Cet octogénaire perpétue tous les week-ends, à titre entièrement bénévole et ce depuis 1950, la mémoire de la Mission de San Gabriel Archangel.


Autant dire qu'il a déboulonnné mes copines du PTA de l'autel de l'abénngation sur lequel je les avais placées, allez hop, comme Saddam, en bas la statue...






La Mission de San Gabriel a été fondée en 1771. Et c'est là que le talent de Monsieur Frantz entre en jeux. Il vous promene à travers le passé, les indiens sortent des vitrines, les pères soulèvent leur soutane pour mieux courir evidemment... Et pour quoi d'autre sinon ??


R&G vont même avoir l'honneur de faire raisonner les cloches de la Mission, qui jadis, rythmaient immuablement la routine journalière.

Mais d'abord au fait d'ailleurs, c'est quoi une Mission ?

Je vous la fait courte :


En 1769, le royaume d'Espagne décide de redonner la priorite à la Californie en intentisifiant sa présence. Le roi Carlos III envoye un gouverneur, Gaspar de Portola occuper la cote au nom de la couronne Espagnole. Portola met en oeuvre les trois piliers de la colonisation espagnole, le Presidio (le fort), le Pueblo (pour les colons) et la Mission (la paroisse religieuse qui servait
à convertir les indiens au Christianisme et leur donner une formation artisannale).

Il y aura 21 Missions, toutes fondées le long de la cote sur le Camino Real, le Chemin royal. Il fallait 6 mois à l'époque pour rejoindre San Francisco depuis San Diego. Et dire que maintenant c'est tout shuss avec le highway 5...

Pour en revenir à nos amis les indiens, ils servent de main d'œuvre. Ils travaillent tous les jours dans les champs aux alentours et sont privés de liberté. On leur impose une vie monastique et drastique. Le moment fort étant leur baptême, leur conversion à la foi catholique pour les sauver des démons de l'enfer et pour la gloire de la couronne d'Espagne.


Là dessus, le Monsieur Frantz est très honnête. Il n'hésite pas à parler d'esclavage et de baptême parfois forcé.


Deux livres intéressants que nous nous sommes procurés sur les conseils de notre philanthrope.

Pour une vision objective, le livre de Jean François de la Pérouse, qui raconte sa visite dans une Mission proche de Monterrey en 1786 et celui de Monseigneur Weber paru en 2007 intitulé The California Missions.

The response of the natives to the Christian message had to be volontary”

Possibly the most exquisite of all the gifts the friars brought, save the boon of Christianity, was music”.

La réponse des natifs au message Chrétien devaient être volontaire”

"Le plus exquis des cadeaux que les Pères aient apportés, excepté le christianisme, fut probablement la musique".

Nous dit Monseigneur Weber. Bah tiens...

C'est curieux, je n'avais jamais envisagé les choses sous cet angle là...


mercredi 26 novembre 2008

Support our blog, bring us home !

Mes chers compatriotes, on dirait un discours de Chirac intentionnellement, avec la même tête d'enterrement siouplé car l'heure est grave...

Après de multiples vérifications, éventrages de valises, retournement de placards, le constat est malheureusement le suivant :

NOUS N'AVONS PLUS DE SOUPE K*NORR !

Évidemment, vous ne pouvez mesurer la gravité de la situation... Mais la soupe k*norr, c'était le dernier pan de notre culture française, dans sa matérialité, qui nous manquait vraiment. La liste était longue au début, depuis le dentifrice signal en passant par le déodorant, la tomate gouteuse, le foie gras...


Mais nous nous étions courageusement adaptés.

La soupe K*norr, elle, était indéboulonnable. Insacrifiable sur l'autel de l'expatriation. Non négociable. A chaque retour de transhumance, nous avions de la poudre verte dans les valises. Ah ! une petite ligne de velouté de poireaux à la creme... chacun sa coke apres tout.

Et le repas de Thanksgiving qui approche à grand pas. Jeudi soir, nous serons autour d'une table bien garnie et je le pressens, Dwen va prendre la parole. Chacun va ensuite répondre à cette question : "what are you thankful for ?

De quoi êtes-vous reconnaissant ?


L'année dernière, il nous avait pris au dépourvu le Dwen avec sa question existentielle et ses 2 minutes pour y répondre in english please...

Alors hier soir à table, répétition générale.


Question : What are you thankful for ?

Romane : Moi j'irai au toilette à ce moment là... (timide)
Guillaume : Moi aussi... (plagiaire)
Pascal : C'est des conneries tout ça, j'irai vous rejoindre tiens... (voltairien).

Magnifique effet de solidarité familiale ! The loo family est dans la place !

(Ne t'inquiète Marianne, everything is under control...).

Bon alors demain,

Soit je suis négative "mais mon pov' Dwen, j'ai plus de soupe K*norr alors tu penses, sans parler du moral a -30 a l'approche des fêtes... ".

Soit je positive. "Mes amis sont merveilleux. Ma famille est formidable. Il est beau mon mari, regarde comme il est beau ! Et mon fils, tu l'as vu mon fils, et ma fille, elle est pas belle ma fille... ! (accent pied noir de rigueur).

Certes, mais encore...

3 ème Thanksgiving aux US et nous sommes tellement bien entourés.


Et puis je viens de tomber sur une recette de biscuit pour chien et chat. A préparer soit même avec amour pour son "loving pet". Ce pays me surprend toujours et en cela, je lui en suis extrêmement reconnaissante... Au moins, il y a matière à blaguer et bloguer !

Et vous "what are you thankful for "?


dimanche 23 novembre 2008

Turkey time...

La maitresse de Guillaume a la sortie de la classe s'adressant a moi :

" Nous avons parle des "Thanksgiving mixsssth ?" aujourd'hui. Demande a Guillaume de t'en parler ! Tu vas voir c'est interessant... ! ".

Plus tard dans la voiture...

Moi : alors Guillaume, vous avez parle des Thanksgiving mix aujourd'hui ?
Guillaume : ????
Moi : bah si ! Des melanges speciaux pour Thanksgiving c'est ca ???
Guillaume : Non !
Moi : de recettes avec des melanges bizarres ???
Guillaume : ???


Moi (qui persiste) : d'une Miss Thanksgiving alors ? Une personne celebre pour thanksgiving...???
Guillaume : bah non !

Romane qui deboule dans la conversation :

"C'est "Thanksgiving myth" like mythologie, mythological you know "!

Je vous aurais bien mis une photo de quiche mais je n'en avais pas...


3 heures plus tard...

Romane : "Regarde maman mon dessin"!

Une fourchette geante poursuit deux dindes affolees. L'une d'entre elles declare et je cite "goble goble goble...", l'autre s'ecrie "ghelp !".

Je suis impressionnee par la qualite du dessin...

Romane : "Tu comprends le jeu de mot au moins " ???
Moi qui me drape dans ma dignite : une dinde ca fait glouglouglouglouglou... pas goblegoble d'abord !

Bon, on m'apporte mon deambulateur, c'est l'heure de ma promenade. Je vous laisse...

C'est qu'on se sent vieille des fois...



J'ai oublie de vous dire, Romane jouait la mere dans la piece de theatre de Thanksgiving...




Je pense que s'il cherche quelqu'un l'annee prochaine pour jouer la dinde, je connais quelqu'un de bilingue ! Non mais quand meme...

vendredi 21 novembre 2008

Trop dure la vie...

On peut dire que cette annee, en ce qui me concerne, c'est la desolation cote camaraderie dans les rangs des parents d'eleves. La crise economique est aussi passee par la...

Alors voila le tableau :

Mes copines du PTA (association de parents d'eleves) sont capables de courrir 45 mn en se parlant (je pourrais eventuellement suivre en velo).
Elles ne parlent essentiellement que d'enfants ou d'ecole (ca faisait longtemps justement...).
Elles revent d'aller en Italie car c'est "so romantic"... (je pense plutot patrimoine historique et culturel).


Parfois, j'ai du mal...

Ca n'a pas toujours ete comme ca.

Ana s'est tire sur la cote Est pour chercher de l'or. Parait qu'il n'y en a plus ici... Le poste de Sherlyn a ete supprime pour des raisons de coupure budgetaire, pareil pour Janine la prof d'art. Lori a du recommencer a travailler pour compenser l'augmentation de leur credit. Jodi et Dulce travaillent a plein temps maintenant pour les memes raisons. Tammy a repris ses etudes.

Resultats des courses, plus de deconnade apres l'ecole sur la plage avec une petite bouteille de vin blanc planquee dans les serviettes (la grande specialite de Tammy), plus de discussions politiques passionnantes, plus de potins, plus d'oeillade aux lifegards, plus de fou rire... C'est la crise, je vous le dis moi !

Il ne me reste que le noyaux dur du PTA. Les meres "dedicated" on dirait ici. Celles qui se donnent pour la communaute. Celles dont la vie oscille entre le volontariat et l'organisation de fundraising. Celles qui prechent pour un avenir "green" mais qui conduisent toujours leur autobus avaleur de gallon. Celles qui n'ont pas besoin de retravailler quoi.

Le plus grave (et je pese mes mots) c'est que justement le PTA manque cruellement de bras.

Alors je veux bien terminer la mosaique de l'ecole car j'ai l'aimable autorisation de la Directrice pour en mettre partout, de la colle, des eclats de mosaique, un chantier, un vrai, les pieds dans la boue (ca me rappelle quelqu'un), j'adore...

Mais les ventes de gateaux, les gommettes a coller, le soutien a la lecture, la cantoche a surveiller... disons que cette annee, je ne veux plus.

Et bien vous savez-quoi, depuis que je sors mon nouveau boulot dans sa poussette, j'ai la paix !

Non mais !

Enfin, je vais quand meme devoir parler de Noel en France dans la classe de Guillaume. L'annee derniere, j'avais apporte des fromages francais pour une degustation. C'etait comique a voir. Plusieurs eleves avaient tres bien singe l'empoisonnement...

Cette annee, pas de fromage. Plus de confiture aux cochons ! Crise oblige na !

Auriez-vous d'autres idees ???

lundi 17 novembre 2008

Week-end Warrior...

Mission accomplie ! Nous sommes allés sur Mars ce week-end... D'abord 300 km de désert aride et de montagnes sauvages et puis les lumières de Yuma, première ville d'Arizona, une ville minière fondée proche du Colorado (le puriste notera que je fais l'impasse sur El centro qui n'a de centre que le nom...).

Yuma et son agriculture intensive, son pénitencier dans lequel on pouvait se faire enfermer pour "la pose d'obstacles sur une voie ferré", la belle époque des attaques de train à basse vitesse... son climat exceptionnellement chaud et ses milliers de "flying birds" à la retraite qui y passent l'hiver dans un camping-car...

Voir Yuma et partir vite.

Cap au nord donc. Après une heure de poussière sur une "dirt road" à se faire doubler par des moteurs V6 alors que nous n'avions que du jus V8 dans la glacière, nous avons finalement atteins le point de rencontre.

Le seul et unique petit carré vert sur la carte entre Phœnix et San Diego.


Deux équipes dans le camping :

Eux :


(Ils ont l'air comme ça mieux équipé, mais n'empêche qu'ils étaient obligés de chasser pour se nourrir...).

Et nous :


Nous, nous étions sponsorisés par Costco, Traders Joe, Barons... Sans parler des gâteaux de tata Nath... Et puis il y avait du champagne...





  1. Le problème de ce genre de fin de semaine, c'est qu'on s'habitue. On s'habitue à sa toilette perso. Luxe absolu.

    Et surtout au standing dans le catering. Pour nos amis québécois, au haut de gamme dans le catherine (c'est comme ça qu'on dit en France).
En effet, pendant que les voisins s'enfilaient des hot dogs, nous dégustions un gigot braisé...





Pour le poisson frais, il a fallu repasser... Et pourtant nous avions laissé faire les pros...enfin en même temps, nous n'avions pas de vin blanc ... s'eut été un impair majeur.

Alors, alors... comment est-elle, celle qui fait sa star en Arizona ? Vous voulez le savoir n'est ce pas ?

Je dirais fidèle à elle-même, une mèche blonde sur le front.

Pas très loquace par contre. J'ai été très surprise, elle a essentiellement roupillé sous la table... mis à part pour la séance photo..


Croc mit ein baton (t'as vu ça frau Sylvia).


Etre un chien blogueur, ça doit être exténuant quand on y pense...

Je vous accorde deux minutes de sérieux (au del
à il ma faut de la ventoline...), j'ai/nous avons adoré cette rencontre bloguesque. Il faut absolument remettre ça avec qui le veut. Je propose San Diego au hasard comme lieu de rencontre...

Comment ça San Diego c'est pas très central ???

Weekend blogueur warrior, une idée de stickers ça...

Alors ou et quand ????

vendredi 14 novembre 2008

Gone camping...

Et oui, encore ! Mais c'est certainement la derniere fois pour 2008.

Nous terminons en beaute puisque nous allons, nous aussi, dans les "Chocolate mountains" retrouver Nath.

Un des plus beau moment du camping, selon moi, c'est la nuit, lorsque tu perds le combat contre ta vessie, qu'il te faut absolument d'extirper de ce duvet bien chaud, ramper jusqu'a la porte de la tente, s'enerver sur la fermeture eclair qui refuse d'obtemperer. Tu as mal au ventre, encore trop bu et trop mange...encore une belle soiree trop arrosee. Tu affrontes finallement la fraicheur en cherchant tes chaussures et tu releves la tete...

Elles sont toutes la, juste pour toi, au dessus de ta tete. Des milliards qui scintillent. Aucun bruit. Personne. Juste elles et toi. Parfois ta fille est la aussi et c'est encore plus beau a partager...

Evidemment, la troisieme fois dans la meme nuit, tu es moins emmerveillee, mais tu remarques quand meme que la configuration du ciel a change. Dans ton sommeil, la tente a tranquilement tournee.

Je vous raconterai si j'ai croise Nathinthenight...

Quelques photos de Joshua Tree prises le week end dernier.

Bises a tous et bon week-end !





mardi 11 novembre 2008

Profession : ECM...

Vous voulez connaître mon nouveau boulot : Éducatrice Comportementaliste Maternelle.

Je m'étonne d'en être
à l'origine. On va dire que cette société m'a inspiré...

J'ai bien sur réalisé une étude de marché car pour se projeter dans le temps, il est nécessaire de décrypter le marché et la concurrence.

Le marché : immense, plusieurs millions au minimum.
La concurrence : zéro, enfin
à ce que je sache...

Question investissements, zéro aussi. J'ai déjà un canapé et nous dormons dans un lit.

Je vous vois venir, vous allez essayer de me coincer sur les compétences. Alors l
à, je vous le dit clair et net, l'expérience Sarah Palin me fait dire que moi aussi "I can" avec ou sans compétences d'ailleurs.

Mais venons-en
à mon cœur de métier...

Combien de parents désespérées se sont déjà demandées "
à quel age il garde ses chaussons ?" "à quel age il range sa chambre" "à quel age il ne met plus ses doigts dans le nez" " à quel age il urine dans la cuvette et pas à cote" ...

Hein combien ? Tous pardi !

C'est formidable d'être mère ou père. Mais être mère ou père, c'est savoir répéter, insister, re-répéter, argumenter, expliquer que ce n'est pas propre de s'essuyer sur son tee-shirt etc...

Et c'est l
à que j'interviens. Dans cette société ou tout doit aller vite et bien, je sème les bonnes petites graines dans de belles petites têtes, au bon moment.

Évidemment, il me fallait un bébé testeur. La clochette's family m'a très gentiment fait confiance 2 jours par semaine.

Alors j'ai remarqué qu'avant le biberon, le bébé est beaucoup moins coopératif. Il se tortille et s'oppose furieusement. Il s'exprime et c'est terrible, mais en même temps c'est sain d'exprimer sa rage d'apres Laurence Pernoud (je connais mes classiques...).


Il fulmine, il s'indigne, il explose et les invectives volent :

"J'attendrai pas 16 ans pour piquer la voiture de mon père".

" A 15 ans je lâche l'école pour faire tatoueur".

"Des que je peux je vote républicains"...


Et puis après, il rend les armes...

et réfléchit à mon histoire de chaussons...


Et si c'était vrai ? qu'il dirait Marc Levy...


Accessoirement, je termine la mosaïque de l'école car la prof d'art est parti dans l'Arizona.


Alors, vous etes déçus ?


vendredi 7 novembre 2008

Carnet de route.

Comme je suis toujours sur mon nuage et que je n'ai pas le temps de vous parler de mon nouveau métier, j'ai décidé de vous faire decouvrir un coin magnifique de la Californie.

Mono Lake est situé tout près de Yosemite National Park à 9 heures au Nord de San Diego. Ces photos ont été prises en décembre et Mammoth Lakes (célèbre station de ski) n'est qu'a 1/2 heures de là.



Mono Lake est célèbre pour ses « Tufas », formations calcaires en forme de cheminées qui sortent hors du lac.

Plusieurs cours d’eau qui alimentaient le lac ont été déviés pour alimenter la région de Los Angeles en eau. Cela a provoqué une baisse du niveau du lac (en 1982, la lac avait perdu près de 14 m par rapport à son niveau moyen) et fait apparaître des formations calcaires appelées « Tufas ».


Le lac a une très forte concentration en sel (plus de 2 fois plus importante que l’océan).

Depuis 1978, les habitants de cette région se sont mobilisés et ont réussi à arrêter la baisse de niveau du lac, et depuis 1994, le niveau remonte progressivement.






Magique non !

Bon week-end à tous ! Nous allons camper à Joshua Tree National Park. Encore de belles photos en perspective...