vendredi 27 juin 2008

Mauvaises nouvelles pour Astérix

Les Romains ont envahi la Californie….



Ils ont trouvé la formule de la potion magique… Elle est maintenant commercialisée.




Bon weekend et bonnes vacances aux juilletistes !

jeudi 26 juin 2008

Comme au cinéma…

Je connais maintenant la source MAJEURE d’inspiration des scénaristes Hollywoodiens : le QUO-TI-DIEN…

Jacky m’a raconté comment son fiancé avait déployé une immense banderole, à la fête foraine de Del Mar, sur laquelle était inscrit « Jacky, will you marry me ? ».

Elle m’a montré sa bague aussi. Mesdames Messieurs « Ze engagement ring » – A faire pâlir le seigneur des anneaux… Allo Cetelem ou Capital one ? ( Et encore un qui a fait exploser sa marge de crédit…. !).

Bref, toujours est-il que pour un scénario catastrophe, c’est pareil. Pas besoin de beaucoup d’imagination, il suffit de vivre dans ce pays… Jugez plutôt :


Scène 1

C. est dans son appartement. Elle entend un grondement sourd. Elle ouvre la fenêtre. Un policier dans un hélicoptère crie dans un porte-voix le message suivant : 911 ceci est un appel d’urgence, fermez vos portes et vos fenêtres, la police poursuit un individu armé dans le périmètre.

Scène 2

L’hélicoptère survole la cours de l’école des enfants de C. C’est la recréation, le policier vocifère dans son porte-voix. Les enfants sont reconduits rapidement dans les salles de classe. Tous les volets de l’école sont baissés et les portes fermées.
La Directrice de l’école appelle le Superintendant pour le tenir informé de la situation. Les secrétaires sont toutes collées aux fenêtres, comme des mouches, pour essayer de voir à travers les persiennes ce que fait la police.

Scène 3

C. va chercher ses enfants à l’école. Ils se précipitent vers leur mère et lui racontent la scène précédemment décrite. On ne parle que de ça dans la cours… Surprise de la mère qui pensait ses enfants à l’abri.

Scène 4

Le soir dans sa chambre, G demande à sa maman pourquoi il y a des méchants et s’il est en sécurité. Sa maman le serre dans ses bras et cherche ses mots…

Pour la scène 5, j’hésite entre :

1- C. achètent 4 billets aller simple San Diego-NimporteouenFrance,
2- C. changent ses enfants d’école,
3- C. téléphone à sa meilleure amie ici qui lui dit de prendre du recul, il parait que l’on s’habitue.
4- C. s’achète un bazooka pour descendre le prochain hélico,
5- C.investit dans les boulles quiès pour toute la famille, car sans la bande son, c’est beaucoup moins flippant.

Mais c’est comme l’œuf et la poule cette histoire… Qui a commencé à influencer qui ? Est-ce le cinéma qui influence le quotidien ou le contraire… That is the question… ?

lundi 23 juin 2008

Inside San Diego …

J’ai une passion récente pour la vivisection, une envie soudaine de jouer à la chirurgienne moi aussi. Je vous propose d’ouvrir le ventre de la bête pour mieux la disséquer…

Alors à San Diego j’aime :


Un peu :

Le San Diego des attractions, comme le Sea World et sa star l'orque Shamu, le Zoo le plus grand des Etats Unis, le Wild Animal Park et sa savane à 30 mn du centre ville... Des parcs très touristiques mais dont la démarche de protection de la nature et l’implication dans les écoles locales ne sont pas à critiquer.


Beaucoup

J’aime la végétation, mais j’en ai déjà parlé. Le climat plutôt constant avec toutefois un mois de mai gris (on parle de grey may) et un mois de juin triste (on parle de june gloom). Du gris dû au fait que le désert se réchauffe très vite alors que la mer, elle, est toujours froide. C’est la rencontre entre ces masses d’air qui donne du gris sur la côte.


Passionnément

Les pistes cyclables du bord de mer, les différents parcs de la ville … Et surtout le Balboa Park fondé en 1868 et qui s’étend sur 560 hectares au centre de la ville. Une superbe végétation subtropicale, des bâtiments qui mêlent les influences espagnoles et Art déco pour un résultat magnifique. Le Balboa Park est le pôle culturel de la ville, musées, galeries et théâtres y sont répartis. Pour une envie d’histoire, de vieilles pierres (en ciment), pour une sortie musée avec les enfants, pour un dîner romantique au Prado, le Balboa Park, on adore !




A la folie

La mer à la folie bien sûr. Pour ses odeurs d’embruns, pour sa corne de brume qui résonne parfois, pour ses balades sur la plage à 8 heures du matin. La mer pour certaines plages, celles qui se méritent après une descente aventureuse depuis une falaise. Pour ses découvertes toujours magiques dans les tides pool, (les cuvettes de marée dirait-on en français ?) ou dans les rochers. La mer et cette impression de grandes vacances à l’année longue.






Pas du tout

Ce mur fait de panneaux métalliques de 2,50 m de haut mis bout à bout qui nous sépare du Mexique. Ce mur que tu franchis allégrement pour entrer au Mexique mais qui te réserve 4 heures d’attente pour revenir aux US.
Ce mur avec son lot d’hélicoptères ou de voitures de police qui surveillent la plage d’Imperial Beach. Ce mur qui te met mal à l’aise face à ton statut d’immigrant choisi, parce que de l’autre côté, ils sont prêts à risquer leur vie pour venir vivre ici. Mal à l’aise aussi parce qu’en vivant ici, tu mets des noms et des visages sur certaines histoires… Une triste réalité qui te donne envie de faire le mur ou de le faire sauter…



Pas tres gai comme fin de billet, c'etait Madame doom gloom !

jeudi 19 juin 2008

Bloguer nuit gravement à votre santé…

J’ai deux nouvelles copines, l’une est infirmière et l’autre chirurgienne. Nous étions là mardi, toutes les trois à deviser de choses et d’autres, moi allongée sur une table d’opération, elles penchées sur mon cas. Le but de la manœuvre étant de me retirer une tache de soleil qui pourrait degénérer et de réaliser une greffe de peau pour combler. Et pourtant je ne m’expose pas au soleil, c’est dur la vie d’une rousse, je vous le signale au passage.

Ambiance, ambiance, j’écoute un CD de chansons italiennes, on me dit de relaxer, c’est comme dans un spa avec 2 copines… Les choses sérieuses commencent, bon je vous passe les détails « gore » mais c’est que mes deux drôles de dames continuent à discuter... Moi je pense à mon oeil tout proche, et implore pour un peu plus de professionnalisme bordel ! Rien n'y fait...


J’entends parler de Lucie, « She is so beautiful, I love her….”. J’en déduis qu’il s’agit de la fille de la chirurgienne… J’apprends que Lucie a 2 ans, que 6 mois auparavant, Connie, la chirurgienne est allée la chercher dans le Wisconsin, qu'elle n’est pas propre (Lucie pas Connie, vous me suivez au moins ?). La vie de Connie a basculée, elle est tellement heureuse…. Je me félicite dans mon fort intérieur de son bonheur de mère adoptante...

C’est seulement quand j’ai entendu l’expression « Dry Food », utilisée pour designer les croquettes pour animaux ici que j’ai réalisé que Lucie était une chienne…. J’ai immédiatement pensé à l’article de Nath in Phoenix sur la place de l’animal dans le cœur des américains….. Encore une chance que j’avais pris un valium avant l’intervention, sinon je n’ose pas imaginer les dégâts sur mon faciès dû à un fou rire intempestif… Obligée de poursuivre Nath pour préjudice moral et physique… !


Je suis sortie de là tout de même passablement enlaidie, mais avec mes deux yeux. Mes enfants m’ont assuré que même moche, ils m’aimeraient toujours… Elle est po belle la vie !

En rentrant, je vais voir pousser mon blog, redresser les tuteurs, arracher les mauvaises herbes tout ça et je tombe sur le commentaire de Yibus….

Et bien Monsieur La Bougeotte vous le confirmera, c’est dur de lessiver un mur sur lequel est écrit un « Yibus m’a tuer » ensanglanté !

(Yibus, elle était facile, je n’ai pas résisté…).


Bon mes Zamours, je reviens lundi, merci de votre visite, de vos commentaires, de mon côté je me mets au vert… Bizzz !

lundi 16 juin 2008

Rien ne va plus…

D’abord j’entends à la radio ce matin une publicité expliquant comment et pourquoi réduire sa consommation d’eau. Ensuite je croise sur le chemin de l’école ce panneau qui demande de réduire l’arrosage de son jardin… (http://www.20gallonchallenge.com pour les curieux).




Ensuite nous arrivons à l’école en vélo, le local à vélo est plein. Et ce n’est même pas "Ride your bike Day". Me voilà obligée de faire rentrer les vélos de mes enfants à coup de Nike (oui de Nike, si vous saviez de quoi j’ai l’air maintenant…). Du coup j’ai raté la remise de diplôme de ma fille qui n’est plus officiellement « English Learner », pas comme sa mère… (Un grand moment, elle est bonne ma fille !)

Ensuite, comme chaque fin d’année, c’était les « Nutrition Olympics », tous les enfants sont donc rassemblés sur le stade pour des activités sportives, genre course de sac à patates, surf sur une planche… L’objectif étant d’enseigner aux enfants qu’il faut manger des fruits et des légumes chaque jour. Un « healty (santé) snack leur est d’ailleurs distribué…



L’année dernière, pendant que les enfants suçaient leurs carottes, nous, les parents volontaires, nous enfilions des Donuts… bah cette année, il y en a une qui aurait réalisée que ce n’est pas santé, du coup nous nous sommes ramassés des Bagels….pffff le seul jour ou je pouvais m’empiffrer de Donuts sans culpabiliser…

Il paraitrait même que les Cupcakes vont être bannis de l’école, plus de sucrerie à gogo à la première occasion…

Mais qu’est ce que c’est que ces prises de conscience…?

On m’ôte le pain de la bouche ! De quoi vais-je vous parler l’année prochaine, que vais-je critiquer ? Quelqu’un de la Kommandantur lirait-il mon blog à Shwarzie ?

Avec ma copine Tammy, nous nous sommes creusées la tête pour nous trouver un cheval de bataille pour l’année prochaine. D’abord virer la Coach de sport pour engager celui de l’école d’à côté, parait qu’il a toutes les qualités requises…


Il n’empêche que même les parents de Tammy voteraient Obama et pourtant ils sont ultra conservateurs… Nous sommes en route pour un Black à la White House, elle en est convaincue.

Décidemment, il n’a pas fini de me surprendre ce pays…

samedi 14 juin 2008

Bonne fête papa !

Je suis un peu jalouse… Nonhomme a reçu une magnifique carte de la part de son fils pour la fête des pères. Même que si on m’avait écrit ça, je n’en aurais pas parlé sur mon blog tellement c’est précieux.

Je le vois qui s’arrache les cheveux à essayer de déchiffrer l’écriture de son fils, (on dirait des bâtonnets de surimis jetés en vrac, pour vous donner une idée…). Il sourit, l’embrasse, il est très fière de lui parce que c’est magnifique, patati et patata… puis vient me dire en aparté : « mais il écrit comme un porc ! ! ».

Alors là, je prends 2 secondes dans mon récit pour lancer à la face du monde que Belzebuth est dans la place, que ma moitié incarne le malin et qu’il me semblait bien que mon petit cœur tendre de maman ne pouvait pas inventer une telle expression… Comme je suis faible, je l’ai reprise, mais c’est de sa faute Monsieur le Juge…

En fait, l’auteur de ce blog, qui se veut maintenant politiquement correct, voulait dire que son fils écrit comme un petit cochon, ein kleines Schwein, même en allemand ça sonne mieux… Evidemment si vous n’êtes pas fideles, vous ne comprenez rien, ça tombe bien, les infidèles faut les châtier, je l’ai toujours dit… par conséquent ne comptez pas sur moi pour faire un lien vers d’autres avatars bloggesques.

Nonhomme s’arrachait les cheveux vous disais-je…

Action parfaitement naturelle et communément acceptée dans ce pays, puisque à la fête des pères, fleurissent des pubs avec un coupon de réduction pour les implants capillaires.




Ce qui m’amène à conclure qu’il est inutile de se faire des cheveux pour notre fiston, « everything is under control », les nenfants écrivent mal ici.

Faut juste prévoir le coût des implants dans votre budget avant de venir. Vous voilà prévenus les papas !

jeudi 12 juin 2008

Volontaire un jour... volontaire toujours ?

J’ai appris dernièrement que Miss R. était volontaire à l’école. Comme elle vient quotidiennement, je pensais qu’elle était assistante de la maitresse.

Heureusement qu’une fois par an, nous, les parents qui nous impliquons à l’école, sommes conviés par ladite école à une célébration en notre honneur avec un déjeuner, des chansons, des remerciements... Nous recevons même un « Certificate of appreciation » que je vais m’empresser de mettre sous verre, vous pensez bien, l’effet que ça va faire dans mon salon…. Et ce jour là, tu réalises que :

1- Miss R. n’a vraiment rien d’autre à foutre que venir à l’école tous les jours– DU FANATISME…

2- Si tu voulais, toi aussi tu pourrais faire les 3 huit à l’école –
UN SACRIFICE…

3- C’est de la main d’œuvre à pas cher ou je ne m’y connais pas, -
DE L'EXPLOITATION…

4- Même des grands parents s’impliquent et pourtant ils ne sont plus concernés – DE L’ALIENATION TOTALE…

Autant vous dire que ce n’est pas du tout la définition qu’ils donnent du volontariat ici…

Il n’empêche que grâce à Miss Steph, une retraité du théâtre qui coach la classe de Guillaume depuis 4 mois, Guillaume a brillé sur les planches, dans son interprétation magistrale de l’oiseau, dans "Les 3 petits cochons". L’oiseau, qui comme chacun sait est le rôle principal dans "Les 3 petits cochons", celui qui plante le decor, la saison, l’atmosphère, le dynamisme de la pièce….

Je ne vous cache pas que lorsque j’ai vu le costume, je me suis dis que sa carrière à Las Vegas ou chez Michou était toute tracée… .



Mais j’ai été bluffée par les décors, peints pas votre serviteur, trice, teuse.., les costumes (même pas de Donald Cardwell comme dans "Au théâtre ce soir" et pourtant...), la mise en scène parfaitement adaptée à la puissance du texte… J’aime autant vous dire que sur une scène d’auditorium, avec micros, rideaux et tout le tremblement, la comédie Française peut aller se rhabiller…







Toujours est-il que je suis sortie de la cérémonie destinée aux volontaires le ventre repu, disons que je me suis payée sur la bête, et voilà ce que je vois dans la rue :



Une voiture de policiers volontaires. Ah ! Voilà du volontariat intéressant, en plus ils sont deux comme dans Starsky et Hutch. Du coup je me renseigne et j’apprends que 400 heureux élus patrouillent déjà la ville, qu’après une « indoctrination » d’une semaine vous êtes opérationnels (ils en ont des mots en anglais…comme « deportation » ça donne pas envie de tester…). Vous assistez le détective sur les scènes de crimes, vous prenez les empruntes, vous patrouillez en uniforme… de l'action quoi !

Mais le détail qui tue, c’est qu’il faut avoir 50 ans… Hay Caramba ! j’en connais une qui va rempiler à l’école l’année prochaine…

mardi 10 juin 2008

School toujours...

- 6 cups de patience,
- 4 onces d’auto-motivation,
- 1 cup d’autorité,
- 1 ½ cups de Relax attitude,
- 5 teaspoons de créativité,
- 2 cups de souvenirs d’enfance (pour relativiser).

Voilà ma recette fraicheur pour cet été. Celle qui vous permettra d’éviter que vos enfants finissent en brochettes sur le barbecue ou dans le four à la place du poulet. Elle s’adresse aux mamans qui, comme moi, ont loupé le coche du congélateur…

Je vous promets un été serein, et vous livre même le secret du chef, un petit verre de sancerre rouge (plus rare) pour colorer la sauce et la vie aussi…

Mardi prochain, à la même heure, ce sera les grandes vacances. Une bien triste nouvelle pour les enfants…

Alors que je trainais ma peine dans les couloirs de l’école, que je regrette déjà, je suis tombée sur cette affiche :



Elle symbolise toute la différence entre le système éducatif US versus Français. Une école primaire US va mettre l’accent sur la construction de soi plutôt que sur les connaissances académiques. Notre objectif était avant toute chose que les enfants soient bilingues et qu’ils aient la chance de découvrir un autre système éducatif que l’on disait plus épanouissant pour l’enfant. (Comme quoi un La bougeotte sait trouver des arguments pour éviter de payer 20 000 $ au lycée français de San Diego… ) !

Et mon bilan est très positif. Mais oserais-je vous dire le contraire...il me faudrait assumer ma pingrerie...

Certes, Guillaume écrit comme un porc et souvent phonétiquement mais il lit très bien en anglais et a souhaité de lui-même se lancer dans la lecture en français. Il connaît le nom du premier Président des US et sait que l’on peut naître dans une cabane et devenir President des Etats-Unis d’Amérique, comme Lincoln. L’essentiel pour se dire Yes I can !

En ce qui concerne Romy, qui n’a jamais eu de soucis académiquement parlant, elle s’est épanouie artistiquement et sportivement ici. Des études de peintres, de styles, de medias, un coach de sport avec un terrain de base ball, un running club et j’en passe, les arts et le sport sont plus valorisés ici.

Une critique tout de même, Herr Schwarzenegger, vous ne pourriez pas les faire un petit peu plus longs les calendriers scolaires, car ils en redemandent et moi aussi !


Pas vraiment de cours sur les mosaïques Romaines, mais une participation active à la réalisation d’une fresque que l’on datera au carbone 14 dans des milliers d’années comme étant d’environ 6 mois BO ou BMC (before Obama ou Mc Cain).



Un Humani tree ou chaque enfant va s’engager à prendre soin de la terre et la respecter…


Va t-il conduire un Hummer à 16 ans ou garder quelques choses des ces belles valeurs transmisent au primaire ??? That is the question ...

vendredi 6 juin 2008

The broyeur is broken ?

Jeudi dernier je m’aperçois que le broyeur intégré dans l’évier de la cuisine est bouché.

Je commence donc à écoper pour vider l'eau qui s'est accumulée. Maintenant à l’aise avec le modus operandi de notre résidence, je pense au coup de téléphone qu’il va falloir passer à Josy pour qu’un type de la maintenance vienne s’en occuper.

Mais la question principale reste entière … comment dit-on "broyeur" en anglais ?

« The broyeur is broken »… ? Non cela ne doit pas être ça, Josy va encore me sortir un « Watzat » éliminatoire !

« The thing in the kitchen to cut the food is broken »… là, elle va vraiment me prendre pour une attardée mentale… c’est qu’il a beaucoup de choses dans la cuisine qui servent à couper la nourriture… Vous noterez qu’avec l’effort, le vocabulaire s’enrichit (enfin si on peut dire).

Je pourrais parler espagnol à Josy puisqu'elle est d'origine mexicaine, comme 30 % de la population de San Diego. C'est la raison pour laquelle tous les documents de l'école des enfants sont bilingues.

J'ai d'ailleurs fait un constat, si tous les professeurs sont qualifiés pour enseigner l'anglais comme langue étrangère, très peu parlent espagnol. Et c'est également vrai pour le sud de San Diego donc entre le centre ville et la frontière, ou 60 % de la population est mexicaine... Rien de mieux que l'immersion pour apprendre une langue mais la communiction avec la famille est fondamentale. Cela doit être assez frustrant pour le prof comme pour les familles de ne pas se comprendre. Enfin moi ce que j'en dis...

Donc parler espagnol à Josy… mais j’ai peur de l’insulter avec mon espagnol d’américain devenu quelque peu primaire… « Mi casa es su casa » et « Margarita », c'est tout ce qui me revient à l'esprit là tout de suite maintenant...

« You know the thing we have in the sink in the kitchen, it is not working anymore” (tu sais le truc que nous avons dans l’évier de la cuisine, il ne fonctionne plus”… Bon, c’est laborieux, il va falloir passer par la case "dictionnaire"...

J’écope, j’écope et que vois-je apparaître écrit au fond de l’évier :
« FOOD WASTE DISPOSER »……
Yessssss ! Hee ahhhh comme disent les cow boys en Arizona…. ! Si ce n’est pas fait pour faciliter ton intégration ça !!!

Bon week end à tous et si vous avez 5 minutes, allez donc faire un tour du côté de mes toiles, j'ai terminé le portrait de l'héritier male… le prochain aura un sac en papier sur la tête, bien plus facile à faire…

mercredi 4 juin 2008

On the road... to Salton Sea

Bientôt deux ans que nous vivons à San Diego… Je précise que nous restons une troisième année, (voilà, c’est écrit Marianne, mais ce n’est pas signé…), au delà de 3 ans, nous pulvériserons notre record de stabilité, impensable, alors que la côte Est nous fait déjà de l’œil…




J’ai envie de vous emmener sur la route, hors de sentiers battus. Direction Salton Sea, cette mer intérieure salée sur les bords de laquelle nous sommes allés camper après avoir découvert son existence en étudiant la carte… Il s’agit du plus grand lac salé en Californie.




Populaire dans les années 60, ce lac, qui est maintenant plus salé que l’océan Pacifique, est déserté par les touristes et pour cause, c’est devenu un désastre écologique.





Le lac Salton Sea était jadis un paysage de carte postale, avec plages de sable fin et myriades d'oiseaux migrateurs. Il est aujourd'hui sinistré, gorgé de sel et de pesticides. L’eau est saumâtre, des milliers de bernacles jonchent les berges car le niveau de l’eau baisse. Ils nous avaient prévenu au Visitors Center, chaussures obligatoires pour aller dans l’eau. Oui, il y a quand même un Visitors Center ouvert rarement et non, nous ne nous sommes pas baignés, évidemment… Toujours de nombreux oiseaux à observer mais pour combien de temps.



Un projet de réhabilitation devrait voir le jour si les fonds sont réunis. A ce sujet, je me propose de récolter vos éventuelles donations...
A vot’ bon cœur M’ssieurs Dames !


Sur la route du retour, un petit détour pour aller découvrir Bombay Beach.



Bombay Beach, un village, mais peut-on vraiment parler de village, disons un amoncellement de trailers, de mobile homes, de structures rouillées. Un décor complètement surréaliste… Voir Bombay Beach et … ne pas oublier que c’est aussi ça la Californie…





Bons baisers de Bombay Beach !

lundi 2 juin 2008

Tag !

J’ai été taguée par la miss Lilychocolat. Le thème imposé étant " citer plusieurs sujets pour lesquels vous vous sentez décalés par rapport à l'opinion générale ".

Premier décalage, je n’aime pas être taguée. Je n’aime pas les thèmes imposés, je n’aime pas que l’on bousille ma ligne éditoriale et je n’aime pas parler de moi, comme si je ne m’épanchais pas assez comme ça…. Mais comme j’adore lire ceux des autres, parce que l’on y découvre un peu la face cachée… Je me plie à la dictature du tag car je ne suis plus mauvaise joueuse (depuis peu et surtout quand je gagne).

Deuxième décalage, mais surtout pas rapport à notre vie ici. Je constate que les enfants sont rois autour de nous.

Pas de « merci », de « s’il te plait », de « pardon ». Les couverts pour manger sont en option, les tee-shirts sont faits pour s’essuyer la bouche, et les canapés pour sauter dessus. Je connaissais Toys ‘re us, ici c’est World ‘re us (le monde est à nous). Notre système éducatif, que je situerais entre « Guantanamo » et « La croisière s’amuse » se trouve malmené, nos enfants sont aussi bilingues en impolitesse maintenant. Je me sens en décalage complet avec ces mamans qui tolèrent et sourient quand la petite de 9 ans donne des coups de poings sur son orgue électrique et nous casse les oreilles en prime.

Sans transition aucune, abordons le sujet épineux qu’est l’égalité Femmes-Hommes dans l'entreprise… Evidemment toute action tendant à faciliter cette égalité est à encourager….

Seulement je pense que la femme sera l’égale de l’homme lorsqu’elle sortira des toilettes en même temps que son PDG… Il s’en dit des choses dans les toilettes et avec seulement 17% de femmes PDG, ce n’est pas là que l’on peut faire avancer sa carrière. Ensuite pas de tape dans le dos à la sortie d’une réunion, les pots après le boulot au bar du coin jusqu'à 21 heures, ce n’est pas pour nous non plus… Le constat est vite fait, c’est plus difficile de copiner quand on est une femme. Du coup, peut-on parler d’égalité… à moins d’apprendre à faire pipi debout… (Madame Parisot doit certainement maitriser la technique).

A quand la fin des réflexions du genre « 3 jours par mois, il n’y a rien à en tirer… » Ou encore « je l’envoie chez le client, elle a un beau petit cul… »?. Est-ce que j’engagerais Brad Pitt comme secrétaire particulier, pour voir déambuler ses petites fesses de post-adolescent fugueur dans les couloirs moi…. Non! Parce qu’il ne connait pas la sténo… Quand je vous dis que nous ne sommes pas égaux ! (par contre je lui proposerais peut être un stage non rémunéré... pour l'avoir à l'oeil quand même).

Autre décalage, certainement dû au fait que je partage ma vie avec un francophone non français, j’ai une vision très internationale de la francophonie avec l’humilité qui doit en découler, J’AI un accent si je vais au Québec et pas eux. Vive le cinéma Québécois (ah ! Denys Arcand), Acadiens, belges (ah ! les frères Dardenne), Maliens, guinéens … Et je suis pour les blogs francophones, même bourrés de fautes (je prêche pour ma paroisse là), car ce n’est pas avec une attitude de Normaliens snob que nous perpétuerons notre langue et que nous donnerons envie à nos enfants de l’apprendre. Et vlan, ça défoule finalement les tags….

Pour finir, je fais court, j’ai déjà perdu les ¾ de mes lecteurs… Je n’aime pas le beaujolais nouveau. C’est de la piquette, tout le monde le sait, alors arrêtons d’en faire un phénomène qui s’exporte tellement qu’on nous en parle ici.

Vous êtes toujours là ????