jeudi 14 mai 2009
Pas de croisette cette année...
Et puis on est tellement mieux dans sa piscine à 70F (parait qu'elle etait trop chaude pour les petits vieux, du coup ils ont coupé le chauffage). Je vais passer un week-end contrariée là, je le sens...
Merci JL pour le lien et bon week-end à tous !
lundi 11 mai 2009
Vous en rêviez...
Voici des photos de notre nouvelle piscine. C'est quasi la notre car peu de gens en profitent.
Mes enfants dans l'eau...
Le balcon de notre chambre... Je suis une femme comblée, j'ai un walk-in closet ! (C'est juste en dessous du dressing, on fait ce qu'on peut aussi...)
The garden avec sa bibliothèque commune et sa guest house pour organiser des fêtes.
Bref, changer de club Med, ça fait du bien. Vous remarquerez qu'il n'y a pas un chat... Pour être tranquille, c'est tranquille. Ici on deal que des herbes de Provence...
J'ai des voisins français charmants. Première gaffe :
Moi : vous avez des petits-enfants ?
Voisine : non, mon fils n'a pas d'enfant
Moi : Ah, ça va peut-être arriver alors !
Ca m'etonnerait il a 63 ans...
M'enfin c'est quoi ces gens qui font pas leur âge !
jeudi 7 mai 2009
le déménagement
A cela je rajouterais :
Elle trouve qu'ils ne vont pas assez loin.
Il pense qu'ils ont beaucoup trop de bordel.
Leurs copains leur manquent déjà.
La tortue est boulimique et fait de la varrape dans son bocal.
Le chat est magnaco dépréssif.
Mais c'est fait. Nous voilà dans un nouvel environnement qui lave plus blanc. Plus de dealer, de voiture de flic attrape dealers, d'ados qui trainent et fument toute la journee, de machines à laver collectives déglinguées, de chiens dans la piscine, de bouteille de bierre dans l'herbe...
C'est qu'on n'avait pas seulement un problème de moquette. La résidence ou nous étions subit la crise de plein fouet. Les gens quittent la Californie faute de travail et le taux d'inoccupation des apparts est élevé à San Diego. Du coup pour combler les problèmes de trésorerie, le bureau de location a décidé de baisser les loyers et d'être moins regardant. En parallèle, ils ont augmenté les loyers des occupants actuels. Politique à court terme, les anciens ne déménageront pas tous et les appart se remplissent tant bien que mal. Un peu comme avec les sub primes ou on augmentait le taux d'interêt jusqu'à ce que tu ne puisses plus payer, tant pis si tu mettais la clé sous la porte, pendant ce temps ça rapportait.
Alors comment sait-on que nous sommes dans le bon environnement ? On regarde autour de soi. A ma gauche, des étudiants blancs sponsorisés par la Coors Light, un vieux monsieur avec un déambulateur , un autre avec un masque à oxygène. A ma droite encore des retraités et notamment un couple de français. Si c'est pas un signe de standing ça Mesdames Messieurs ??
Première réaction de Romane : Je veux pas vivre dans une maison de retraite !
Comme on a de la chance, nos retraités se sont reproduits...
La prochaine fois, je vous montre la piscine, chauffée à 28 degrés à l'année longue, rapport aux autochtones pensionné ci-dessus évoqués... Ca a du bon les maisons de retraite n'empeche..!
mercredi 29 avril 2009
Virus sans frontière
J'avoue qu'à un moment donné, j'ai pensé à Seattle avec regret (pour la petite histoire, nous avions le choix entre Seattle, Wichita (kansas) et San Diego pour tenter l'aventure américaine). A Seattle, mes enfants ne seraient pas assis à côté d'un ou d'une petite mexicaine à l'école. A Seattle on se lave peut-être plus souvent les mains. A Seattle, la moitié de la ville ne traverse pas la frontière pour aller voir sa famille à Tijuana le week-end...
C'était bien évidemment n'importe quoi et je le savais. Voyez un peu ce que l'inquiétude d'une mère peut lui faire penser et dire (enfin ça reste entre nous).
Je viens d'écouter "le téléphone sonne" sur France Inter et je me rends compte que le mot angoisse n'est pas trop fort en France. Pourtant ici, rien ne semble alarmant. La maîtresse de Romane nous a fait parvenir un petit mot concernant le comportement général de la classe en le comparant à une grippe de la paresse. C'est gonflé compte tenu du contexte.
Le Super Intendant nous envoie des courriels et appels téléphoniques en nous demandant de ne pas céder à la panique. Il nous rappelle les règles d'hygiène élémentaire à respecter pour éviter la contamination. Les enfants se lavent les mains 4 fois par jour à l'école. Au moindre symptome, ils doivent rester à la maison. Une "hot line" a été créée pour répondre aux questions. Seule preuve d'une éventuelle préoccupation, les lingettes désinfectantes sont, parait-il, introuvables.
De l'autre côté de la frontière à Tijuana (30 mn de San Diego), derrière ce mûr infame (j'en parlais ici) les écoles publiques sont fermées. Un tournoi de foot a été annulé... Les gens évitent de se serrer la main, de s'embrasser. Les journaux parlent de panique, les gens portent des masques dans la rue. 149 morts au Mexique pour le moment.
Hier dans la banlieue nord de San Diego, un enfant de 7 ans a été diagnostiqué porteur de la maladie et son école a été fermées.
A quoi il sert ce mûr, je vous le demande ? A rien, ça se confirme...
Bon je retourne à mes cartons...
lundi 27 avril 2009
Le centre du monde...
Le centre du monde... Ca vous parle ? Figurez-vous que nous en revenons. Il se situe au fin fond du désert californien, près de la frontière avec l'Arizona, quelques miles avant d'arriver à Yuma.
Je ne compte pas les fois ou nous sommes passés devant ces escaliers dont j'avais découvert l'existence en feuilletant un livre dans une librairie l'année dernière. A chaque fois, nous étions trop pressés pour s'arreter ou bien il faisait nuit...
Ce vendredi, en chemin pour fêter l'anniversaire de Nath à Phoenix, c'était l'occasion de faire une pause sur les 6 heures de route qui separent San Diego de Phoenix... (alors que nous étions déjà à la bourre pour le Mojito dans le jardin sous l'oranger, comme quoi des fois on inverse les priorités).
Le sort était contre nous, l'appareil photo nous a laché après ces quelques photos. Mais ces marches d'escaliers dévorées par la rouille, le sable, la chaleur qui grimpent vers des cieux plus propices, on aurait dit un tableau de Dali.
Du coup pas de photo de la pyramide à l'interieur de laquelle se trouve une plaque symbolisant officiellement le centre du monde (reconnu comme tel par le France en 1989). De toute façon, elle etait fermée...
C'est Jacques André Istel, cet "enfant de l'aristocratie française" qui a créé, au milieu des années 1980, une citadelle dédiée à "l'histoire de l'humanité". On y trouve également une Eglise qui s'inspire de celle du Mont St Michel. Maire auto proclamé de "Félicity", du nom de sa femme Félicia, il a fait construire des monuments en granite, censés durer 4 000 ans, sur lesquels sont gravées les principales découvertes faites au cours de l'histoire de l'humanité. Pour plus de photos ou d'infos, c'est par ici.
L'histoire de la légion française racontée dans les 2 langues... Ca le fait grave in the middle of nowhere quand même...
Il est possible moyennant 200 $ de faire graver sa généalogie, des faits marquants dans votre propre famille, que sais-je. Il suffit que le contenu soit noble. The ultimate who's who en quelque sorte.
On pourrait imaginer une liste de blog avec le nom de leur auteur et une petite phrase. "A mojito a day keep the doctor away", ça fait pas assez noble ça peut-être ... C'est tout de même l'histoire de l'humanité les blogs quand même ! Je vais en parler à Jacques André...
En attendant, ça se confirme, le centre du monde de la rencontre bloguèsque c'est là-bas qu'il se situe. Je leur décerne officielement 5 mojitos d'or, la plus haute distinction dans le domaine de l'accueil du blogueur en perdition qui souhaite s'ouvrir à son prochain.
Bonne semaine les gens !
jeudi 23 avril 2009
Ou je deviens la peintre officieuse de Pat' Navidad...
Alors Dolores me présente son poster qui est en fait une photo encadrée sous verre, visiblement du travail de pro.
Et là Mesdames Messieurs, j'ai comme une légère inquiétude. Certes la plastique de la dame est irréprochable. Seul le visage semble un peu marqué. Le problème concernerait plutôt le travail du photographe...
Dolores est assise les jambes reqroquevillées devant elle, les pieds dans le vide, les fesses en équilibre sur une espèce de promontoir en moumoute marron. Elle est nue je vous le rappelle mais ses genoux cachent habilement l'essentiel. Le fond de la photo, couleur marbre chiasse, rappelle un peu la paroie intra-utérine d'un oeuf dans Alien. Ma Dolores reste digne, la tête légèrement inclinée, le visage blaffard car trop poudré, on dirait Marie-Antoinnette qui se tient la tête en pensant à la guillotine (d'ou le titre du précédent billet).
Allait-elle me demander de reproduire le plus fidèlement possible cette photo là ?
Que nenni. Figurez-vous que ma cliente (moitié mexicaine moitié brésilienne) a du gout... (Mais pourquoi je n'habite pas à La Jolla moi... (la ville friquée à coté de SD)).
Elle m'agite un magazine mexicain sous le nez, l'ouvre à la page centrale. Je vous laisse juge.
J'ai donc devant moi une fan de Paty Navidad qui me demande de lui faire le visage le plus sexy possible avec les même yeux clos, cette bouche de suceuse de cornets de glaces et cette petite fleur rouge dans les cheveux. J'ai carte blanche pour le background, bien mon général !
Si c'est pas un beau début de carrière ça... Ca va être ma Joconde à moi en quelque sorte.
Je vous demanderais un peu de respect pour ma cliente. Elle est grand-mère... Ce portrait est destiné à son boyfriend. (On verra ce que la menaupose va vous faire faire les filles...!)
C'est ça marrez vous ! N'empèche, je l'ai feuilleté attentivement son magasine (Pascal aussi d'ailleurs, depuis au lit on se parle espagnol...) et je suis tombée sur Bernie Paz...
Y'a un marché les gens, y'a un marché !!
mercredi 22 avril 2009
Ascenseur pour l'échafaud
Jusque là, je me complaisais dans mon camp de base. Relire la notice de montage de la tente, vérifier que le réchaud fonctionne, réfléchir à changer l'orientation de la porte... C'est rassurant un camp de base.
Mais souvenez-vous, il y a quelques semaines, ma voisine, appelons la Dolores, frappait à ma tente pour me demander de lui faire son portrait. Elle me montrait une photo grande comme un timbre poste sur laquelle elle etait nue. Nous avions convenu qu'elle m'apporterait un poster tiré de cette photo.
Du coup j'ai bien parcouru 500 mètres sur les pentes escarpées. Je me suis même commandée des cartes de visites. Lorsque l'école des enfants a vendu une de mes toiles aux enchères, ma carte figurait accroché au dos (Pascal avait insisté) comme une pro...
Les jours passaient et point de poster. Je croisais Dolores dans sa voiture qui me gratifiait d'un "how are you" puis filait. J'habite près de la piscine m'avait-elle dit... Moi aussi, tout comme la moitié de la résidence d'ailleurs. Pourquoi n'avais-je pas demandé une adresse hein pourquoi ? A cause du syndrome du camp de base évidemment...
Ce lundi, alors que j'étais bien decidé à jouer les torreadors pour savoir ce qui l'en était (c'est quand même pas compliqué de dire non quand même) Dolores sonne à ma porte et me présente la bète...
Et j'ai compris que Dolores (douleurs en espagnol) méritait bien son surnom... "A pain in the ass" ce portrait. Je vous raconte très bientôt, il faut que j'y aille...