mercredi 27 mai 2009

Danser sur le monde en morceau

C'est gonfle mais j'ai la chanson dans la tete. Serait-ce le tube de l'ete ??

Merci Xavier pour le lien !

jeudi 21 mai 2009

Ca commence à se voir...


que son père le frappe !


Guillaume aura 8 ans demain.

Je me souviens d'un tableau de Renoir que j'aimais beaucoup, "Coco écrivant" je crois. C'etait bien avant d'être maman. Mon Coco à moi préfère jouer dehors, j'allais quand même pas le peindre en train d'écrire... Pour l'instant écrire c'est rébarbatif, ennuyant. Le monde à l'exterieur est tellement grand. Et puis c'est pas la peine de savoir écrire pour faire chercheur d'or d'après lui.

Comme j'ai un peu de mal avec ses hiéroglyphes, j'ai demandé un jour à Champollion (sa maîtresse) ce que elle en pensait. Mais c'est plus un problème avec les ordinateurs de nos jours !

(à ressortir à la maîtresse quand on sera retourné vivre en France... juste pour voir sa tête se décomposer.)



Bon anniversaire à mon Guillaume chéri !


Sur ce, je vous laisse pour cause de Memorial Day week-end. On va faire comme les autres, s'entasser sur la route et partir à l'assaut des grands espaces. La traversée de Los Angeles risque d'être épique.

Bon week-end à tous !

mardi 19 mai 2009

Histoire de tangente

Ma Laurette à moi à decidé de fermer son bar. Pourtant c'était bien chez Laurette. C'était presque un p'tit troquet dans la banlieue de Phoenix avec des oeufs durs sur le comptoir et des cacahouettes trop salées. On savait qu'on pouvait s'y poser à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, les conversations allaient bon train. On l'imaginait en train de nettoyer ses verres, préparant des cocktails et parlant politique. Elle était engagée Laurette et ça se savait. On était pas toujours d'accord, mais elle est ne se prennait pas au sérieux et c'est ça qui comptait.

Je l'ai rencontré pour de vrai Laurette comme vous le savez. Le mois dernier, elle m'a presenté son voisin Dick, un artiste peintre à succès. Comme je suis encore mal à l'aise avec les 3 questions fatidiques que le francais a coutume de me poser "tu vends ?" " tu exposes dans des galleries ?" "Mais t'as fait les beaux-arts?" et la quatrième qui arrive parfois "Et sinon tu travailles ?", je redoutais un peu la rencontre...

J'ai donc rencontré Dick, un grand échalat de 70 balais, le jean couvert de peinture, la poignée de main franche et l'oeil qui petille. Il m'a baladé dans sa maison pour me montrer ses dernières toiles, m'a montré son atelier. On a parlé techniques, médias, supports. Il m'a retracé sa carrière en feuilletant ses carnets. D'abord des croquis à l'encre, puis de l'aquarelle sur feuille. J'ai vu la précision du trait, puis les courbes qui s'installent puis petit à petit avec les années, la liberté totale, la couleur, la matière et rien d'autre ou plutôt tout le reste. Tout ce que l'on peut s'imaginer devant de l'art contemporain. Il peint à l'acrylique sur de grandes toiles aujourd'hui et c'était fantastique de voir défiler ses 30 années artistiques.

Seulement 30 ans de carrière ? Mais alors quoi, il n'était pas de ceux qui ont le feu sacré dès leur plus tendre enfance, qui font leurs armes au moment ou le mot avenir à tout son sens. Et bien non.

Dick avait un boulot, une carrière dans une grosse boite au Texas et puis à 40 ans. Il a decidé de tout changer. Bien sûr ça n'a pas toujours été évident. Mais il n'a jamais regretté sa décision.

Comme quoi des fois, il faut savoir prendre la tangente. Pareil pour Laurette. Bises Nath ! Plus de lien possible, damned elle l'a fait... !

Devant le Los Angeles County Museum of Art (LACMA)

vendredi 15 mai 2009

"May Grey" bientôt dans vos salles


Maintenant que je sais quoi mettre pour la montée des marches (la robe d'Ariana), j'ai décidé d'aller à Cannes.

Je vous raconte en exlusivité mondiale le scénario de mon film qui s'intitule May Grey. Il s'agit d'une oeuvre expérimentale que je porte en moi depuis cet hiver 96 ou dans une salle parisienne, j'avais été boulversée par le travail de Lars Von Trier, le réalisateur du film Breaking the waves. Manque de chance, je n'avais pas prévu de sac vomitoire... le balancement de la caméra a des effets pervers des fois.

May Grey, c'est une production locale, entièrement filmée sur 500 mètres de côtes à San Diego. 2H au total, une suite de plans fixes de 15 minutes avec la mer et son ressac sur les rochers, le bruit des mouettes et cette grisaille qui te pénêtre peu à peu. C'est bien évidemment inexplicable, le temps suspend son vol et ses couleurs...
Deux protagonistes, deux amis surfeurs, Bob surnommé the builder, pour son habileté à réparer sa planche et Thomas, comme Thomas the train parce que c'est comme ça. Un unique dialogue (mais quel dialogue) au cours duquel la camera suit le mouvement des vagues, mettant ainsi en avant le jeu des acteurs assis sur leur planche, attendant la vague et s'interrogeant sur leur métrosexualité.

Pour la musique, mon ami Francis a très gentiment accepté que j'utilise la bande son d'un de ses chefs d'oeuvres, j'ai pris Apocalyspe now au hasard.

Restait à trouver des sponsors. C'est la compagnie Kaiser Permanente qui s'est montrée très interessée par mon scénario. (Il s'agit d'une assurance de santé privée très visionnaire, les octuplés, c'est eux). Car il s'avère que cette accumulation de gris sur les côtes en raison du réchauffement du désert a un impact direct sur la santé mentale des habitants de San Diego (la preuve est faite avec ce billet).

Mais quid de leur tension ? Hein quid ? Aucune étude n'a été réalisée à ce jour. D'ou l'idée de mes sponsors : laisser tomber des tensiomètres du plafond du cinoche au début et à la fin du film, un peu comme dans les avions avec les masques à oxygene. Et interdiction de sortir avant la fin de la projection pour ne pas compromettre les résultats.



Extrait d'un plan fixe du film

Je sens que je vais en faire suer plus d'un à Cannes. Je vous laisse, j'ai un avion à prendre...

jeudi 14 mai 2009

Pas de croisette cette année...

J'hésite. C'est tellement surfait Cannes... Mais comment ne pas decevoir mes fans.

Et puis on est tellement mieux dans sa piscine à 70F (parait qu'elle etait trop chaude pour les petits vieux, du coup ils ont coupé le chauffage). Je vais passer un week-end contrariée là, je le sens...

Merci JL pour le lien et bon week-end à tous !

lundi 11 mai 2009

Vous en rêviez...

Je l'ai fait.

Voici des photos de notre nouvelle piscine. C'est quasi la notre car peu de gens en profitent.



Mes enfants dans l'eau...



Le balcon de notre chambre... Je suis une femme comblée, j'ai un walk-in closet ! (C'est juste en dessous du dressing, on fait ce qu'on peut aussi...)


The garden avec sa bibliothèque commune et sa guest house pour organiser des fêtes.

Bref, changer de club Med, ça fait du bien. Vous remarquerez qu'il n'y a pas un chat... Pour être tranquille, c'est tranquille. Ici on deal que des herbes de Provence...

J'ai des voisins français charmants. Première gaffe :
Moi : vous avez des petits-enfants ?
Voisine : non, mon fils n'a pas d'enfant
Moi : Ah, ça va peut-être arriver alors !
Ca m'etonnerait il a 63 ans...

M'enfin c'est quoi ces gens qui font pas leur âge !

jeudi 7 mai 2009

le déménagement

A cela je rajouterais :

Elle trouve qu'ils ne vont pas assez loin.

Il pense qu'ils ont beaucoup trop de bordel.

Leurs copains leur manquent déjà.

La tortue est boulimique et fait de la varrape dans son bocal.

Le chat est magnaco dépréssif.

Mais c'est fait. Nous voilà dans un nouvel environnement qui lave plus blanc. Plus de dealer, de voiture de flic attrape dealers, d'ados qui trainent et fument toute la journee, de machines à laver collectives déglinguées, de chiens dans la piscine, de bouteille de bierre dans l'herbe...

C'est qu'on n'avait pas seulement un problème de moquette. La résidence ou nous étions subit la crise de plein fouet. Les gens quittent la Californie faute de travail et le taux d'inoccupation des apparts est élevé à San Diego. Du coup pour combler les problèmes de trésorerie, le bureau de location a décidé de baisser les loyers et d'être moins regardant. En parallèle, ils ont augmenté les loyers des occupants actuels. Politique à court terme, les anciens ne déménageront pas tous et les appart se remplissent tant bien que mal. Un peu comme avec les sub primes ou on augmentait le taux d'interêt jusqu'à ce que tu ne puisses plus payer, tant pis si tu mettais la clé sous la porte, pendant ce temps ça rapportait.

Alors comment sait-on que nous sommes dans le bon environnement ? On regarde autour de soi. A ma gauche, des étudiants blancs sponsorisés par la Coors Light, un vieux monsieur avec un déambulateur , un autre avec un masque à oxygène. A ma droite encore des retraités et notamment un couple de français. Si c'est pas un signe de standing ça Mesdames Messieurs ??

Première réaction de Romane : Je veux pas vivre dans une maison de retraite !

Comme on a de la chance, nos retraités se sont reproduits...

La prochaine fois, je vous montre la piscine, chauffée à 28 degrés à l'année longue, rapport aux autochtones pensionné ci-dessus évoqués... Ca a du bon les maisons de retraite n'empeche..!