vendredi 2 janvier 2009

Vœux !

La maison "la bougeotte" vous souhaite une très heureuse année 2009.

Bonheur et santé à perpétuité.


Nous vous souhaitons également une année créative à la Tom Marioni, de la bière (ou autre)

et surtout des amis... !

(L'acte de boire de la bière avec des amis est la plus haute forme d'art)


Merci pour votre fidélité et .... allez la bise !

C'est ma tournée !


lundi 15 décembre 2008

Noël à San Diego.

J'ai envie de vous faire découvrir l'ambiance qui règne ici en décembre. L'esprit de Noël a fini par me gagner, il a plu à verse toute la journée, ceci explique peut être cela...

Au lendemain de Thanksgiving, les habitants de la rue Garrison se mobilisent pour décorer les maisons.

Des milliers d'ampoules, des pères noël qui surfent... une débauche de d
écorations de Noël. Dans certaines maisons, les fenêtres sont transformées en vitrines d'expositions avec des automates comme aux galeries Lafayette...

Vous imaginez-vous condamner vos fenêtres qui donnent sur la rue pendant un mois et regarder défiler des gens fascin
és par vos décorations ?

Une des vitrine est uniquement destinée
à se remémorer les 'boys" en Irak... Le drapeau, les "support our troops", tout y est ! (quartier de Point Loma pour les locaux - une curiosité à voir ).


Et puis il y a la patinoire, installée sur la presqu'ile de Coronado, devant le très chic hôtel "Del Coronado". Sympathique sous un ciel bleu.


Début décembre, les sapins sont de sortie. Celui-ci est planté sur la plage d'Ocean Beach.



Et c'est la traditionnelle parade. Un d
éfilé de 1h30 tres bigarré qui attire beaucoup de monde.






Et cette année, nous défilions en faveur d'Amnesty International parce que Marianne avait besoin de volontaires (et que l'on était censé être planqu
é à l'arrière d'un truck...).


Je précise pour ma famille que je ne porte pas une couronne mortuaire, mais bien un symbole de paix. Et la paix à bout de bras, c'est lourd à porter...




Ceci
étant dit, j'ai fait ma liste de souhaits pour Noël. Et c'est tombé sur vous...

1- Je souhaiterais que beaucoup de gens adhérent
à Amnesty International, ils ont aussi de très bonnes idées cadeaux...

2- Je souhaiterais que ma copine Marianne décroche plein de contrats (un peu de pub, ça ne mange pas de pain).

3- Je souhaiterais que vous me donniez votre avis sur ma galerie en ligne. C'est par ici. Vous y découvrirez au passage la toile de Yibus.


J'aimerais savoir quel tableau vous mettriez en première page.

Et puis j'ai décidé symboliquement de donner des prix
à certaines toiles pour me convaincre... La question du prix s'est bien évidemment posée. Mais sachant qu'un tableau coûte 1900 clochettes dans Animal Crossing sur la nintendo DS de ma fille, c'était facile...

That's all folks !



C'était mon dernier billet pour 2008. Nous partons vendredi voir la neige dans la région de San Francisco.

Pour ceux qui ne se manifesteront pas, je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes de fin d'année ! Et peut-etre
à l'année prochaine !



jeudi 11 décembre 2008

Enfer ou paradis ?

J'avais envie de vous parler de Tinou, el pozo sin fondo, le puits sans fond comme on dirait en espagnol. Tinou le morfalou, le commandant en chef et son armé de biberons, sauf que je ne suis pas d'humeur...

Ma voisine la catcheuse n'a rien à voir là-dedans. Pour vous mettre dans la confidence, je la hais depuis qu'elle a sonné à ma porte pour me dire qu'elle trouvait mon fils violent...

Mon fils, mon Gandhi, violent ! On aura tout entendu ! Tout ça parce que je l'autorise à jouer dehors sans son sari... Pfff ! (Elle devrait plutot se concentrer sur son Mugabe en puissance...).

Il y avait en fait erreur sur la personne.

Guillaume, violent, de loin il n'est pas, mais embrouille depuis il y a...


Bref, ce matin, je suis allée regarder ma mer, humer mon paradis terrestre, ecouter mes vagues et j'ai encore croisé un "homeless vet", un vétéran sans domicile fixe. J'ai repensé à la phrase de Sylvia sur son blog "die for your country but don't survive the war", "meurs pour ton pays mais ne survis pas à la guerre".


(A partir de là, faut que j'improvise. Sylvia fait exprès d'écrire en Allemand pour que je ne copie pas...).


Un "sans domicile fixe" sur quatre est un vétéran. Ils étaient 50 000 en Californie en 2006 c'est à dire bien plus que dans les autres Etats. Ils ne font pas les gros titres des journaux car ils ne meurent pas de froid, mais chaque hiver, la misère côtoie la ville.

Ça m'a rappelé notre visite sur un fameux porte-avion, le USS Midway utilisé notamment en 1991 pour l'opération "tempête du désert" en Irak. Il est depuis 2004 dans le port de San Diego, il a été transformé en musée. La boite de Pascal le loue même pour des réceptions. Questions caractéristiques techniques, je n'ai rien retenu, si ce n'est qu'il y avait 5 dentistes à bord et une prison.

Vachement utile, je sais...

Mais ce qui m'a profondément marquée, c'est cette carte, que je me suis empressée de photographier...


Cette carte, tu la vois accrochée sur un mur, dans la salle de commandement. La salle est éclairée par des spots rouges qui clignotent pour simuler l'alerte. Sur la table, une autre carte avec les positions américaines. Les cibles à bombarder... On s'y croirait, sauf que c'était en 1991. Sauf que Baghdad c'etait pas si loin. Sauf que tu te souviens des images de CNN qui passaient en boucle à la TV. Sauf que tu penses aux victimes.

De l'air frais, vite....

Curieuse impression de réaliser que :
-tu vis dans un pays en guerre et qui s'en vante,
-cette guerre c'est ta génération, pas celle de tes grand-parents.

Ça vous plombe l'ambiance un billet pareil... Voilà ce que c'est quand on a plus de soupe K*norr...

Je reviens, je descends à la cave...




mardi 9 décembre 2008

Life in a Dr Seuss' world...

Que fait-on au pays du Docteur Seuss ...?

Les poussettes se rencontrent et conversent...


Le bebe fille exprime sa vision à la fois théorique et pragmatique de la physique quantique (mais ca reste visiblement soporifique)...


Et point de frimas tu ne vois...


Je suis d'accord avec vous, il y a pire comme condition de travail...!

samedi 6 décembre 2008

Ou la theorie du complot sur la desinformation s'avere exacte...

J'ai parfois l'impression de vivre dans un monde a la Dr Seuss.



La premiere fois que j'ai entendu parler du Dr Seuss, c'etait en septembre 2006, la maitresse de Guillaume me conseillait d'acheter des livres de ce fameux Docteur.

Le mot docteur avait tout de suite resonne dans ma tete. Certes, l'apprentissage de l'anglais n'allait pas etre une sinecure pour Guillaume, mais il etait peut etre un peu tot pour s'en remettre au corps medical...

J'avais bien vite ete affranchie sur la celebrite locale. Le Dr Seuss est propablement le deuxieme docteur le plus connu aux USA, apres le Dr Pepper bien sur... (a l'internaute qui comme Karine est largue des le troisieme paragraphe mais qui me fait l'amitie de me lire, je preciserais que le Dr Pepper est un soda ultra connu ici, que je trouve personnellement degueulasse).

Le Dr Seuss est l'auteur de nombreux livres illustres pour enfants. C'est notamment le createur du Grinch, le grincheux qui veut voler Noel. L'incontournable spectacle de fin d'annee a San Diego. Je parle de celebrite locale car il a vecu a La Jolla, la banlieue chic de SD, a la fin de sa vie.

L'univers du Dr Seuss est tres colore, peuple de personnages bizarres et remplit de situations ubuesques, absurdes, droles et generalement a message. "The grinch" denonce le materialisme, "the lorax" met l'accent sur la destruction de l'environnement... Stop, vous ronflez, j'arrete !

Ici, nous avons les arbres a poils, a frites, a epines, les troncs multicolors, les fleurs aux formes bizaroides. Cote flore, pas a se plaindre.

Nous avons des personnages haut en couleurs, comme ma voisine la catcheuse. Un metre quatre-vingt, une poitrine lourde qui part en avant comme pour vouloir s'accouder au comptoir. Une demarche de sortie de ring, avec le pas assure du vainqueur, une eternelle gueule ouverte lorsqu'elle s'adresse a ces deux boutures. Un castratrice mais pourtant infirmiere. Du dr Seuss quoi (justement ca faisait un moment que je voulais lui regler son compte, c'est fait, on se sent mieux, merci...). Pas a se plaindre cote faune non plus donc...

Reste le cote ubuesque, il m'a ete servi hier, c'est du frais vous pouvez sentir... Figurez-vous que l'on nous manipule. La presse locale nous desinforme et j'en ai la preuve. Evidemment, ca m'a rappele l'interview truquee de Fidel Castro realise par PPDA en 91...

Hier donc, je feuillete le journal local. Une photo attire mon attention et pour cause, on dirait mon fils. Mon Guillaume, qui la veille, etait alle avec l'ecole sur la plage, rencontrer le Pere Noel.

Sauf que je ne suis pas sure... Imaginez deux minutes mon desespoir de mere, c'est la minute emotion, compatissez merci.

Le test ADN n'etant pas possible, je m'abime l'oeil a chercher le detail. Il lui ressemble beaucoup mais je ne reconnais pas ses vetements.

Mais comment fait donc une mere lionne pour reconnaitre son petit sans pouvoir se fier au tee-shirt ? J'ai une pensee admirative pour le reigne animal qui nous depassera toujours. D'abord y a qu'a regarder la planete des singes, on est mal barres j' vous dis. Enfin je me m'egare allegrement, excusez du pardon...

Et la lumiere se fait. Car si le cerveau de la mere au foyer degenere peu a peu (je vous le confirme), il n'en reste pas moins allerte sur la question vestimentaire de sa horde.

Polo manche longue- stop-marque Odada-stop-achete en 2006-stop-a Toulouse-stop- solde hiver 2006- -stop-15 euros a tout casser-stop-sous vos applaudissement-stop.

Pas de doute, the Guigui is in the newspaper ! Seulement it is the Guigui of l'annee derniere. Parfaitement, car ca fait longtemps qu'il est trop petit ce polo. C'est qu'on me l'a fait pas a moi, non mais oh !

Alors, vous le voyez le message la ???

Arretez de vous foutre de nous les journalistes !!

C'est pas parce qu'il fait beau chaque annee, qu'on peut se permettre de reprendre les photos du pere Noel de l'annee derniere.

On nous cache quelque chose, j'en suis certaine. Si ca se trouve, le pere Noel est mort !

Deja qu'on a pas l'impression d'etre en decembre, si en plus on nous a flingue le pere Noel... Alors la c'est le bouquet (d'oiseaux du paradis geants, oui ca existe ici !).








jeudi 4 décembre 2008

Quatre indiens dans la prairie...

Je ne vous sens pas passionnés par l'histoire de la Californie... Et dire que je me suis cognée le bouquin de Weber juste pour vous, réveillée à l'occasion par un coup de coude quand je commençais à ronfler dessus.

Mais loin de me décourager, je vais
à nouveau vous parler d'indiens. Mais pas n'importe lesquels, je veux parler des quatre qui étaient sur la banquette arriére de notre voiture.

Comment ça "oh non elle va encore nous gonfler avec ces mômes !".

Dites le tout de suite si vous voulez que j'enchaine sur le père Junipero Serra, fondateur de 9 mission californiennes, spécialiste de l'auto flagellation,
à coup de pierre, de brulure... Tiens ça me donne des idées de punitions tout ça. Comme quoi c'est toujours utile de se cultiver...

Bon, donc je reviens
à mes quatre indiens qui philosophent à l'arrière de la voiture.

Guillaume : « Moi quand je serai grand, je voudrais de l'argent mais pas trop. C'est nul trop d'argent, t'achètes t'achètes... moi je m'acheterai juste une voiture qui ne pollue pas...».

Yann : « Moi ce que je veux c'est une famille. C'est le plus important dans la vie. Si j'ai une famille je serai heureux ».

Romane : « Moi aussi je veux assez d'argent et une famille ».

J'ai plongé mon regard dans les yeux de Charles, il a lâché une bride pour me prendre la main. Nous nous sommes compris sans même nous exprimer, enveloppés par ce sentiment de béatitude parentale. Émotionnés par tant de belles valeurs.

Déjà notre petite maison blanche dans la prairie était en vue. Charles a contenu les chevaux pour immobiliser le chariot. J'ai resserré les rubans de mon chapeau et empoigné ma robe, Charles s'occupant de faire descendre les enfants.

C'est alors que le petit Jérôme, jusque la silencieux, décide de s'exprimer:

"Moi, quand je serais grand, je veux beaucoup, beaucoup mais beaucoup d'argent. Comme ça j'irai tous les jours
à Legoland".

Stop ! Couper ! on la refait...

Mais qu'est ce que c'est que ce petit capitaliste qui me plombe mon scénario ???


Il faut dire qu'il est tout excusé. C'est bien Legoland, pas trop de boutiques et des attractions originales. Surtout quand c'est le PTA qui paye la moitié des entrées...








mardi 2 décembre 2008

San Diego de la Redemption sin Concession


Parce que le camping a ses limites coté enrichissement culturel, nous sommes allés nous perdre dans le cœur Los Angeles. Cap au k'norr donc ! (soufflé par Leon Blanc, pssssiitt merci !).

Au cours de ces trois jours de pérégrinations, nous avons rencontré un monsieur exceptionnel. Un passeur de mémoire qui se bat avec ses petits bras, tout seul sur le ring.



Il avait fait tomber les gants pour la photo...

Cet octogénaire perpétue tous les week-ends, à titre entièrement bénévole et ce depuis 1950, la mémoire de la Mission de San Gabriel Archangel.


Autant dire qu'il a déboulonnné mes copines du PTA de l'autel de l'abénngation sur lequel je les avais placées, allez hop, comme Saddam, en bas la statue...






La Mission de San Gabriel a été fondée en 1771. Et c'est là que le talent de Monsieur Frantz entre en jeux. Il vous promene à travers le passé, les indiens sortent des vitrines, les pères soulèvent leur soutane pour mieux courir evidemment... Et pour quoi d'autre sinon ??


R&G vont même avoir l'honneur de faire raisonner les cloches de la Mission, qui jadis, rythmaient immuablement la routine journalière.

Mais d'abord au fait d'ailleurs, c'est quoi une Mission ?

Je vous la fait courte :


En 1769, le royaume d'Espagne décide de redonner la priorite à la Californie en intentisifiant sa présence. Le roi Carlos III envoye un gouverneur, Gaspar de Portola occuper la cote au nom de la couronne Espagnole. Portola met en oeuvre les trois piliers de la colonisation espagnole, le Presidio (le fort), le Pueblo (pour les colons) et la Mission (la paroisse religieuse qui servait
à convertir les indiens au Christianisme et leur donner une formation artisannale).

Il y aura 21 Missions, toutes fondées le long de la cote sur le Camino Real, le Chemin royal. Il fallait 6 mois à l'époque pour rejoindre San Francisco depuis San Diego. Et dire que maintenant c'est tout shuss avec le highway 5...

Pour en revenir à nos amis les indiens, ils servent de main d'œuvre. Ils travaillent tous les jours dans les champs aux alentours et sont privés de liberté. On leur impose une vie monastique et drastique. Le moment fort étant leur baptême, leur conversion à la foi catholique pour les sauver des démons de l'enfer et pour la gloire de la couronne d'Espagne.


Là dessus, le Monsieur Frantz est très honnête. Il n'hésite pas à parler d'esclavage et de baptême parfois forcé.


Deux livres intéressants que nous nous sommes procurés sur les conseils de notre philanthrope.

Pour une vision objective, le livre de Jean François de la Pérouse, qui raconte sa visite dans une Mission proche de Monterrey en 1786 et celui de Monseigneur Weber paru en 2007 intitulé The California Missions.

The response of the natives to the Christian message had to be volontary”

Possibly the most exquisite of all the gifts the friars brought, save the boon of Christianity, was music”.

La réponse des natifs au message Chrétien devaient être volontaire”

"Le plus exquis des cadeaux que les Pères aient apportés, excepté le christianisme, fut probablement la musique".

Nous dit Monseigneur Weber. Bah tiens...

C'est curieux, je n'avais jamais envisagé les choses sous cet angle là...